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Diplomatie économique : le rôle des conseils d’affaire examiné à la loupe

Le ministre du Commerce, M Tayaeb Zintouni, et celui des Affaires étrangères, M Ahmed Attaf,  partagent la même conviction sur la nécessité de revoir l’activité des conseils d’affaires…

Pour le premier, il faut redéfinir «leurs objectifs, afin de contribuer au développement national et être au service des entreprises et des investisseurs. »

Selon le deuxième, “le moment est venu de faire une première évaluation de ces mécanismes afin d’en mesurer l’impact positif et d’identifier les moyens à même de les optimiser”.

Les deux ministres se sont exprimés lors de l’ouverture d’un séminaire sur «le rôle des conseils d’affaires dans la dynamisation de la diplomatie économique».

 Au cours de cette rencontre, organisée par le ministère du Commerce et de la Promotion des exportations en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, le ministre du commerce a indiqué que l’évaluation objective du travail des 42 conseils d’affaires en activité, “nous a montré la nécessité de revoir l’activité de ces conseils avec la nécessité de définir leurs objectifs escomptés afin de contribuer à la mise en œuvre des jalons d’une diplomatie intelligente au service du développement national, des entreprises et des investisseurs du monde entier.

Dans ce cadre, le ministre a fait savoir que les ateliers organisés lors du séminaire permettront d’identifier les perspectives futures et les objectifs stratégiques tout en définissant les mécanismes nécessaires “pour surmonter les contraintes qui entravent le rôle diplomatique des conseils d’affaires en renforçant leur influence sur la scène internationale, dans le sillage de la politique d’ouverture économique de l’Algérie à l’étranger afin de servir les intérêts du pays”.

Par conséquent, a estimé M. Zitouni, renforcer le rôle des conseils d’affaires est devenu “une urgente nécessité” pour renforcer la diplomatie économique de l’Algérie, notant que “les expériences des pays avancés montrent que les conseils d’affaires jouent un rôle de premier plan dans le renforcement des relations économiques entre eux”.

Il a indiqué également que ces conseils constituent un mécanisme sur lequel les gouvernements s’appuient pour s’adapter aux évolutions économiques, en surveillant et analysant les tendances commerciales des entreprises, ainsi qu’en communiquant avec les organismes sectoriels dans le but de développer un climat de coopération et de partenariat.

De plus, le ministre a estimé que l’analyse du contexte international et des défis économiques mondiaux impose de redoubler d’efforts et d’intensifier la coopération entre les acteurs économiques, pour établir un fort réseau de relations, bâti sur le principe “gagnant-gagnant” avec l’ensemble des partenaires économiques de l’Algérie.

A cet égard, il a affirmé que le rôle des conseils d’affaires “ne doit pas se limiter au renforcement des échanges commerciaux mais porter aussi sur le tissage de partenariats stratégiques prometteurs”.

Dans ce cadre, M. Zitouni a souligné que la redynamisation du commerce extérieur “ne pourrait pas permettre d’atteindre les objectifs fixés sans l’implication de l’appareil diplomatique avec ses compétences nationales et ses représentations dans le monde entier”.

De son côté, le ministre des affaires étrangères, a expliqué l’importance de la rencontre  ” en ce qu’elle met en lumière le rôle dévolu à l’un des principaux mécanismes de la diplomatie économique, à savoir les conseils d’affaires créés avec plusieurs pays frères, amis et partenaires”. Et de souligner que “ce mécanisme, qui s’ajoute aux mécanismes encadrant les relations économiques entre les pays, a fait ses preuves en tant qu’espace favorisant les interactions entre les opérateurs économiques et balisant la voie à l’établissement de partenariats mutuellement bénéfiques en matière de commerce et d’investissement”.

Selon lui, “le moment est venu de faire une première évaluation de ces mécanismes afin d’en mesurer l’impact positif et d’identifier les moyens à même de les optimiser”. M. Attaf a conclu son propos en réaffirmant “le plein engagement du ministère des Affaires étrangères à faire aboutir ces efforts communs visant à promouvoir la performance de la diplomatie économique de notre pays”, se félicitant de la signature d’une convention de coopération entre l’Institut diplomatique et des relations internationales (IDRI) et la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) dans le domaine de la formation. Cette convention est “un pas important vers le renforcement de la coordination et l’amélioration de notre performance collective, au service d’un seul et même objectif : le développement de notre économie nationale”, a soutenu le ministre.

Pour sa part, la président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula, a mis en avant le rôle des conseils d’affaires actifs tout au long de l’année, soulignant la nécessité que leur activité soit cohérente avec les objectifs fixés par l’Algérie, notamment en matière d’attraction des investissements étrangers et de développement des exportations hors hydrocarbures.

M. Moula a ainsi cité en exemple l’expérience du CREA, notamment à travers l’activation du conseil d’affaires algéro-français, ainsi que du conseil d’affaires algéro-sud-coréen, à travers l’élaboration d’une feuille de route annuelle impliquant plusieurs secteurs d’activité.

Synthèse : Sofiane Aït Kaci

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