Vendredi, un bombardement israélien a tué neuf des dix enfants d’un couple de médecins à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Alors qu’elle assurait sa garde à l’hôpital Al-Nasser, dans la même localité, Alaa Al-Najjar a vu arriver les secours transportant les corps de ses enfants. Son mari, Hamdi Yahya Al-Najjar, médecin également, a survécu, mais il se trouve en soins intensifs, comme leur seul fils rescapé, âgé de dix ans.
Le comble, c’est que les média occidentaux continuent à trouver des excuses et des justifications aux génocidaires. Pour eux, il suffit de répercuter des déclarations telles que : le gouvernement israélien va ouvrir une enquête. Et la boucle est bouclée.
L’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a indiqué hier que les enfants de la bande de Ghaza “endurent des souffrances inimaginables” et “doivent être protégés”, au moment où l’enclave palestinienne continue de faire l’objet d’agressions sionistes barbares et de blocus humanitaire étouffant. “Les enfants de Ghaza endurent des souffrances inimaginables. Ils souffrent de la faim, ils sont déplacés et exposés à des attaques aveugles”, a écrit l’UNRWA dans un message publié dimanche sur les réseaux sociaux. “Cela doit cesser. Les enfants doivent être protégés”, a souligné l’agence onusienne. Selon le Fonds de l’ONU pour l’enfance (UNICEF), “plus de 950 enfants auraient été tués en seulement deux mois à Ghaza”, ravagée par une agression génocidaire sioniste depuis le 7 octobre 2023.
Hier samedi, un enfant est décédé à Ghaza à cause de la malnutrition, portant à 58 le nombre de victimes de la malnutrition dans l’enclave assiégée, a rapporté l’agence de presse palestinienne Wafa. Des sources médicales ont annoncé la mort de Mohammed Mustafa Yassin, âgé de 4 ans, des suites de malnutrition, dans le contexte du siège et de la politique de famine continue menée par l’occupation sioniste dans sa guerre génocidaire en cours contre la bande de Ghaza. Selon les mêmes sources citées par l’agence Wafa, 58 citoyens sont morts de malnutrition et 242 autres de pénurie de nourriture et de médicaments, la plupart d’entre eux étant des personnes âgées et des enfants, au cours des 80 jours du blocus sioniste.
L’occupation sioniste poursuit sa politique de famine systématique contre environ 2,4 millions de citoyens de la bande de Ghaza, fermant les points de passage pour les fournitures d’aide qui s’accumulent à la frontière depuis le 2 mars, plongeant la bande dans un état de famine.
Vendredi, 80 pays ont déclaré dans une déclaration commune aux Nations Unies que Ghaza était confrontée à la “pire crise humanitaire” depuis le début de l’agression génocidaire sioniste sur la bande de Ghaza le 7 octobre 2023, avertissant que les civils de la bande de Ghaza risquaient la “famine”.
UNRWA: le seul moyen d’empêcher une aggravation de la catastrophe est de fournir une aide significative
L’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), a indiqué dimanche que le seul moyen d’empêcher que la catastrophe actuelle à Ghaza ne s’aggrave était d’assurer un flux d’aide significatif et ininterrompu. “Un flux d’aide significatif et ininterrompu vers Ghaza est le seul moyen d’empêcher que la catastrophe actuelle à Ghaza ne s’aggrave davantage”, a écrit l’UNRWA dans une publication sur les réseaux sociaux. Le cris d’alarme lancé par l’agence onusienne intervient au moment où la bande de Ghaza continue de souffrir d’une crise humanitaire catastrophique depuis que l’entité sioniste a fermé les points de passage le 2 mars. L’UNRWA a souligné que, “les habitants de Ghaza ne peuvent plus attendre” l’arrivée de l’aide, relevant que l’enclave palestinienne a besoin au minimum de “500 à 600 camions par jour gérés par l’ONU”. A noter qu’au moins 58 Palestiniens sont morts de malnutrition et 242 autres de pénurie de nourriture et de médicaments, la plupart d’entre eux étant des personnes âgées et des enfants, au cours des 80 jours du blocus sioniste sur Ghaza.
Le Commissaire général de l’Office de L’UNRWA, Philippe Lazzarini a affirmé que le plan d’approvisionnement sioniste proposé à Ghaza n’aboutira pas. “Il n’est pas possible pour une organisation humanitaire qui respecte véritablement les principes humanitaires fondamentaux de s’engager dans un tel projet”, a déclaré Lazzarini dans un message publié par l’UNRWA sur sa page Facebook samedi. Il a ajouté : “Je ne pense pas qu’un tel modèle réussira, et il semble également avoir été conçu pour soutenir un objectif militaire, plutôt qu’une véritable préoccupation humanitaire”. Selon le Programme alimentaire mondial, près de deux millions de personnes risquent de souffrir de faim grave et de famine si aucune mesure immédiate n’est prise.
23 martyrs dans des bombardements sionistes
Au moins 23 Palestiniens sont tombés en martyrs et plusieurs autres ont été blessés, dimanche, dans des bombardements de l’armée d’occupation sioniste sur la bande de Ghaza, a rapporté la Défense civile. Sept martyrs et plusieurs blessés ont été transportés à la suite de bombardements aériens sionistes ayant visé la maison de la famille Daqa dans la ville de Jabalia, dans le nord de Ghaza, a indiqué Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile, dans un nouveau bilan. Il a souligné que certains corps étaient “carbonisés”. Plusieurs personnes sont sous les décombres, alors que la Défense civile ne dispose ni d’équipements de recherche ni de matériel lourd pour soulever les gravats, sauver les blessés ou extraire les corps, a-t-il ajouté.
Deux autres personnes sont tombées en martyres, dont une femme enceinte de sept mois, dans une frappe sioniste sur le camp de déplacés de Nousseirat, dans le centre de Ghaza, a-t-il affirmé, précisant que les médecins ont essayé de sauver l’enfant, “mais il est mort”. Le porte-parole a également fait état de la mort en martyrs de cinq membres d’une même famille après une frappe aérienne à Deir al-Baleh (centre), de trois autres personnes à Beit Lahia (nord) et de trois dans deux localités du gouvernorat de Khan Younes (sud) dans les mêmes circonstances. Un couple est aussi tombé en martyr dans une frappe aérienne sioniste sur le camp de réfugiés de Nousseirat (centre), a indiqué également M. Bassal, précisant qu’il s’agit d’un responsable de la Défense civile, Achraf Abou Nar, et de son épouse.
R.I
LA NATION Quotidien National D'information