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Agression américano-sioniste contre l’Iran : Téhéran affirme que « la guerre se poursuit avec force »

•             L’arrêt d’une grande installation de GNL au Qatar secoue les marchés

Le Corps des gardiens de la révolution islamique et l’armée de la Iran ont annoncé hier mercredi que « la guerre se poursuit avec force », en révélant plusieurs cibles frappées lors des attaques récentes dans la région.

Dans un communiqué numéroté 31 relatif à l’opération baptisée « Promesse véridique 4 », le corps d’élite iranien a indiqué que ses forces navales avaient mené une « opération héroïque » lors de la nuit du 21e jour du mois de Ramadan. Cette action, présentée comme la 38e vague de l’opération, aurait visé ce que Téhéran décrit comme les restes de la présence militaire américaine dans la région.

Selon le communiqué, deux frappes de missiles simultanées ont visé une base d’hélicoptères baptisée « Al-Adiri ». Les autorités iraniennes affirment que de nombreux soldats américains ont été touchés et dispersés, et que plus de 100 blessés auraient été transférés vers les hôpitaux Al-Jaber et Al-Mubarak au Koweït.

Le communiqué affirme également que des missiles et des drones iraniens ont frappé des infrastructures jugées stratégiques dans la base américaine située au port de Mina Salman, à Bahreïn, où est basé le Cinquième flotte de la marine américaine.

Les attaques auraient aussi visé des systèmes militaires sensibles, notamment un dispositif appelé « Leeds », ainsi que le camp Patriot, des hangars d’équipements et des centres d’hébergement de soldats américains dans les bases navales de Mohammed Al-Ahmad et d’Ali Al Salem.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique a affirmé que les opérations se poursuivraient « contre les Américains et l’entité sioniste », ajoutant que l’objectif reste la capitulation totale de l’ennemi.

L’armée iranienne annonce des attaques contre des infrastructures israéliennes

Dans un communiqué distinct, l’armée iranienne a indiqué avoir ciblé plusieurs installations stratégiques israéliennes à l’aide de drones kamikazes.

Selon le texte, les frappes ont notamment visé des structures du renseignement militaire israélien, dont la direction appelée « Aman », l’unité de renseignement électronique Unité 8200, le radar antimissile Green Pine radar, ainsi que le centre de commandement des sous-marins dans la base navale de Haïfa.

Téhéran affirme que ces installations jouent un rôle essentiel dans la collecte de renseignements, l’interception des communications et les opérations cybernétiques de l’armée israélienne.

Explosions signalées dans plusieurs pays du Golfe

Dans le même temps, des habitants de Dubaï, aux Émirats arabes unis, ont rapporté avoir entendu une forte explosion. Aucune confirmation officielle n’a encore été donnée sur la nature de l’incident.

Plus tôt dans la journée, les autorités de la ville ont indiqué que deux drones s’étaient écrasés près de Aéroport international de Dubaï, provoquant au moins quatre blessés selon un premier bilan. Par ailleurs, une agence maritime britannique a signalé un incident à environ 50 milles nautiques au nord-ouest de la ville.

Dans ce contexte de tensions, la compagnie aérienne néerlandaise KLM a annoncé l’annulation de tous ses vols vers Dubaï jusqu’au 28 mars.

Des sirènes et explosions à Bahreïn

Parallèlement, l’agence Reuters a fait état de quatre explosions à Bahreïn, peu après le déclenchement de sirènes d’alerte dans plusieurs régions.

La Force de défense de Bahreïn a indiqué avoir intercepté et détruit 106 missiles et 177 drones depuis le début du conflit. Les autorités de l’aviation civile ont également confirmé avoir transféré plusieurs avions depuis Aéroport international de Bahreïn vers des aéroports alternatifs afin d’assurer la continuité des opérations aériennes.

Le conflit perturbe le marché mondial du gaz

Sur le plan énergétique, l’agence Bloomberg rapporte que la plus grande installation d’exportation de gaz naturel liquéfié du Qatar n’a expédié aucune cargaison depuis cinq jours, soit la plus longue interruption depuis 2008.

Selon des données de suivi maritime analysées par Bloomberg et la société Kpler, aucun méthanier chargé n’a quitté l’installation de Ras Laffan durant cette période. De plus, aucun navire transportant du GNL n’a franchi le détroit d’Ormuz depuis le 28 février, date à laquelle les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

La fermeture exceptionnelle de cette installation — qui fournit environ 20 % du GNL mondial — est intervenue après des dégâts causés par une attaque de drone au début de la semaine dernière. Cette interruption a entraîné une hausse immédiate des prix du gaz en Europe et en Asie.

Des flux de gaz redirigés vers l’Asie

Dans ce contexte, de plus en plus de navires transportant du gaz naturel liquéfié sont redirigés vers les marchés asiatiques plutôt que vers l’Europe. La majorité des exportations qataries étant destinées à l’Asie, plusieurs importateurs cherchent désormais des fournisseurs alternatifs.

Selon les experts, la fermeture de l’installation qatarie et les perturbations dans le détroit d’Ormuz ont entraîné la disparition d’environ 20 % des volumes de GNL qui alimentaient auparavant les marchés européens et asiatiques.

Cette situation a contraint de nombreux acheteurs à réorganiser en urgence leurs chaînes d’approvisionnement, tandis que certains pays en développement pourraient faire face à des pénuries, faute de moyens financiers suffisants pour sécuriser de nouveaux contrats d’importation.

R.I

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