La Cour d’Alger a réduit ce mardi la peine prononcée à l’encontre de l’avocate Latifa Dib, la ramenant de quatre à deux ans de prison ferme, tout en maintenant l’amende de 200 000 dinars.
La 10e chambre pénale près la Cour d’Alger a condamné l’avocate à deux ans de prison ferme, assortis d’une amende de 200 000 dinars, après avoir réexaminé en appel la condamnation prononcée en première instance.
Lors de son procès, Latifa Dib a rejeté en bloc les accusations portées contre elle. Elle a expliqué qu’elle cherchait uniquement à obtenir une protection, affirmant n’avoir eu aucune intention de porter atteinte à une quelconque partie ni de se faire du mal.
Les faits remontent au début du mois de juin dernier, lorsque les autorités judiciaires avaient ordonné le placement de l’avocate en détention provisoire, dans le cadre d’une affaire liée à des publications qui lui étaient attribuées sur les réseaux sociaux.
Les poursuites concernent des publications considérées, selon les éléments du dossier, comme susceptibles de porter atteinte à l’intérêt national et aux symboles de la République. La procédure judiciaire a notamment été engagée sur le fondement de l’article 96 du Code pénal.
En première instance, le tribunal de Sidi M’Hamed avait condamné Latifa Dib à quatre ans de prison ferme, assortis d’une amende de 200 000 dinars.
Une semaine auparavant, le parquet avait requis une peine plus lourde, demandant la condamnation de l’accusée à cinq ans de prison ferme et à une amende de 500 000 dinars.
R.N
LA NATION Quotidien National D'information