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Lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent : l’Algérie retirée de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI)

L’Algérie a été retirée vendredi de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), lors de sa réunion au siège de l’OCDE à Paris.

Il s’agissait de la première réunion plénière du groupe sous la présidence d’Elisa de Anda Madrazo. Des délégués représentant plus de 200 membres du réseau mondial et des organisations ayant le statut d’observateur, dont le Fonds monétaire international, les Nations unies, la Banque mondiale, Interpol et le groupe Egmont des cellules de renseignement financier, ont participé aux réunions.

La décision de retrait de l’Algérie de la liste des juridictions faisant l’objet d’une surveillance renforcée “liste grise” a été adoptée à l’unanimité par les membres de la plénière du GAFI, réunis à Paris.

Cette session historique a été marquée par la participation de la délégation algérienne conduite par le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, et le Gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohammed Lamine Lebbou, témoignant ainsi de l’importance stratégique accordée par les plus hautes autorités de l’Etat aux enjeux liés à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive.

Les délégations ont souligné que les résultats obtenus par l’Algérie “constituent une démonstration concrète de sa volonté politique, de l’efficacité de ses réformes et de son attachement au respect des standards internationaux les plus exigeants en matière d’intégrité financière et de transparence économique”.

La présidente a salué les « avancées » de l’Algérie « en matière de supervision fondée sur les risques, de transparence de la propriété effective et de sanctions financières ciblées », et celles de la Namibie en matière de « supervision fondée sur les risques des secteurs financiers et non financiers », et d’enquêtes et poursuites « relatives à des affaires graves et complexes de blanchiment d’argent ».

Le 25 octobre 2025, le GAFI a annoncé avoir ajouté l’Algérie, l’Angola, la Côte d’Ivoire et le Liban à sa « liste grise ». A cette date, la présidente de l’organisation avait déclaré que  «le processus d’inscription sur la liste n’est pas une mesure punitive » : « Il s’agit plutôt d’orienter les pays sur la voie de l’amélioration…»

La liste grise «rassemble les pays qui présentent des défaillances stratégiques mais qui se sont formellement engagés à collaborer activement avec le GAFI pour y remédier dans le cadre d’un plan d’action convenu.» La liste noire, elle, désigne les pays ou territoires présentant des lacunes stratégiques majeures et critiques dans leurs dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Ainsi, le retrait de l’Algérie de la liste grise du GAFI consacre, selon les mêmes délégations, les “avancées majeures réalisées par le pays dans le renforcement de son dispositif national de prévention et de lutte contre la criminalité financière et conforte davantage la confiance de la communauté internationale dans la solidité et la résilience du système financier algérien”.

Synthèse : Sid Ali

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