L’agence iranienne semi-officielle Tasnim News Agency a rapporté ce dimanche qu’un projet de mémorandum d’entente entre l’Iran et les États-Unis prévoit la fin des conflits sur tous les fronts, tandis que Washington lèverait les sanctions visant le pétrole iranien pendant la durée des négociations.
Selon l’agence, l’Iran n’a toutefois accepté aucune mesure concernant son programme nucléaire à ce stade. Le projet d’accord prévoirait une période de 30 jours consacrée aux mesures liées au détroit d’Ormuz, ainsi qu’une période de 60 jours destinée aux discussions sur le dossier nucléaire.
Le mémorandum stipulerait également que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz reviendrait à son niveau d’avant-guerre dans un délai de 30 jours.
Tasnim ajoute que le blocus maritime devrait être totalement levé dans ce même délai, tandis qu’une partie des avoirs iraniens gelés à l’étranger serait débloquée dès la première phase de l’accord.
D’après le rapport, l’entente pourrait également inclure une suspension temporaire des sanctions imposées au pétrole iranien, y compris au secteur pétrochimique, pendant toute la durée des négociations.
Le projet d’accord pourrait aussi contenir des dispositions relatives à l’arrêt des combats sur l’ensemble des fronts régionaux, notamment au Liban.
Le rapport indique également qu’un retrait des forces américaines déployées à proximité de l’Iran pourrait faire partie des discussions.
L’agence iranienne affirme par ailleurs que Téhéran ne s’est engagé ni à transférer ses matières nucléaires hors du pays ni à suspendre ses activités nucléaires pendant vingt ans, contrairement à certaines informations relayées récemment.
Les questions nucléaires seraient renvoyées à des phases ultérieures des négociations, une fois la guerre terminée et après que les États-Unis auront respecté leurs engagements.
Selon Tasnim, certains désaccords persistent encore sur un ou deux points du mémorandum. L’agence, proche des Gardiens de la Révolution, attribue ces divergences à des « obstacles du côté américain », sans fournir davantage de précisions.
Les responsables iraniens insistent néanmoins sur le fait qu’aucun accord ne pourra être conclu sans la levée de ces obstacles.
Une source iranienne de haut niveau a confirmé dimanche que Téhéran n’avait accepté ni de céder son stock d’uranium hautement enrichi ni d’inclure le dossier nucléaire dans l’accord préliminaire actuellement négocié avec Washington.
La source a déclaré : « Le dossier nucléaire sera traité dans le cadre des négociations visant un accord final. Il ne fait donc pas partie de l’accord actuellement en discussion. Aucun accord n’a été conclu concernant l’exportation du stock iranien d’uranium hautement enrichi hors du pays. »
R.I
LA NATION Quotidien National D'information