L’Algérie a décidé de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, l’octroi de nouveaux agréments aux opérateurs souhaitant exercer dans l’importation de produits pharmaceutiques et de dispositifs médicaux. La mesure a été annoncée jeudi 23 avril par le ministère de l’Industrie pharmaceutique.
Dans un communiqué, le ministère précise qu’il est désormais décidé de « suspendre la réception de nouveaux dossiers de demandes d’agrément pour l’exercice de l’activité d’importation de produits pharmaceutiques et/ou de dispositifs médicaux, et ce jusqu’à nouvel ordre ».
Aucune précision officielle n’a été apportée quant aux motivations de cette décision. Celle-ci intervient toutefois dans un contexte de tension sur le marché du médicament, marqué par des difficultés d’approvisionnement signalées dans plusieurs spécialités.
Cette mesure survient environ deux semaines après un avertissement ferme adressé aux importateurs et fabricants de produits pharmaceutiques. Le ministère les avait alors accusés d’être en partie responsables des perturbations constatées dans la disponibilité de certains médicaments sur le marché national.
Selon les conclusions d’une enquête interne, les produits concernés par les tensions « restent disponibles au sein des stocks détenus par les établissements d’importation, de fabrication ou de distribution en gros », mais ne seraient pas suffisamment mis à disposition du marché.
Dans ce cadre, les autorités avaient donné un délai allant de 48 heures à cinq jours aux laboratoires et importateurs pour libérer leurs stocks et assurer l’approvisionnement, sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’au retrait des agréments.
Le gel des nouvelles autorisations intervient par ailleurs dans un contexte plus large de renforcement du contrôle de l’État sur le commerce extérieur, notamment les importations stratégiques, dont les produits pharmaceutiques constituent un segment sensible.
Ab.N
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