Accueil / International / L’agression américano-sioniste contre l’Iran : pression maximale et incertitudes stratégiques

L’agression américano-sioniste contre l’Iran : pression maximale et incertitudes stratégiques

Le président américain Donald Trump a menacé de détruire les infrastructures en Iran, y compris les centrales électriques, les puits de pétrole et l’île de Kharg, si les discussions avec « le nouveau régime plus rationnel » échouaient.

Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, il a affirmé que les États-Unis menaient des négociations sérieuses pour mettre fin à leurs opérations militaires en Iran, évoquant des progrès significatifs avec ce qu’il décrit comme un nouveau pouvoir.

Il a ajouté que si aucun accord n’était trouvé rapidement — ce qu’il dit anticiper — et si le détroit d’Ormuz n’était pas immédiatement rouvert à la navigation, Washington procéderait à la destruction totale des infrastructures énergétiques et hydriques iraniennes, jusqu’ici volontairement épargnées.

Trump a précisé que cette action serait une réponse aux « crimes du régime iranien précédent au cours des 47 dernières années », qu’il accuse d’avoir causé la mort de nombreux soldats américains et d’autres victimes.

De son côté, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a déclaré que les États-Unis atteindraient les objectifs de leur opération militaire contre l’Iran en quelques semaines, et non en plusieurs mois.

Dans un entretien accordé à ABC News, Rubio a affirmé que les progrès sur le terrain étaient très rapides et que Washington pouvait accomplir sa mission sans déployer de forces terrestres.

Il a également indiqué que les États-Unis privilégiaient une solution diplomatique avec Téhéran, tout en se préparant à un éventuel échec des négociations. Il a souligné que les canaux de communication restaient ouverts, notamment par l’intermédiaire de médiateurs.

Rubio a insisté sur le fait que les États-Unis ne permettraient pas à l’Iran d’imposer des frais aux navires traversant le détroit d’Ormuz, ajoutant que le président Trump disposait de plusieurs options pour empêcher cela. Il avait déjà déclaré que la réouverture du détroit était dans l’intérêt de tous les pays du G7.

Par ailleurs, une source politique citée par le journal Al Joumhouria a indiqué que l’Iran avait adressé un message clair à Washington : toute solution doit inclure l’arrêt de la guerre israélienne au Liban et l’ouverture de négociations.

Selon cette source, en cas de refus, Téhéran pourrait adopter une stratégie consistant à conclure une trêve avec les États-Unis tout en maintenant Israël comme cible de ses missiles.

Elle a ajouté que la situation évoluait rapidement en raison de nouveaux facteurs influençant les négociations, notamment les tensions régionales. Parmi ces facteurs figure la menace des Houthis de fermer le détroit de Bab el-Mandeb, ce qui pourrait provoquer une hausse importante des prix du pétrole — une préoccupation majeure pour Trump.

De son côté, le journal britannique The Daily Telegraph a estimé que la destruction par l’Iran d’un avion américain de surveillance de type Boeing E-3 Sentry constituait un coup stratégique sérieux pour les États-Unis.

Selon le journal, cet incident met en évidence une sous-estimation par le Pentagone des capacités offensives iraniennes. L’attaque, survenue environ quatre semaines après le lancement de l’opération « colère épique », montre que l’armée américaine a sous-évalué la résilience et la puissance de Téhéran.

La perte de cet appareil représente un coup dur pour le CENTCOM, car il s’agit d’un élément clé du dispositif militaire américain. Le Boeing E-3 Sentry est capable de détecter et de suivre avions, drones et missiles sur une distance dépassant 400 kilomètres.

Selon des informations, les forces aérospatiales des Gardiens de la révolution iranienne ont annoncé avoir ciblé la base aérienne américaine « Prince Sultan » en Arabie saoudite, détruisant cet avion de surveillance, souvent surnommé « radar volant ».

Estimé à environ 500 millions de dollars l’unité, cet appareil figure parmi les plus coûteux de l’arsenal américain. Sa destruction constitue ainsi une perte majeure, tant sur le plan financier que stratégique et du renseignement pour les États-Unis dans la région.

R.I

A propos LA NATION

Voir Aussi

Mali : le ministre de la Défense tué dans une vague d’attaques

Le Mali est confronté à une nouvelle flambée de violences d’une ampleur inédite, marquée par …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *