Le groupe « Ansar Allah » (les Houthis) a annoncé samedi soir avoir mené une deuxième attaque contre Israël à l’aide de missiles et de drones en moins de 24 heures, marquant ainsi son entrée directe dans la guerre en cours dans la région.
Le porte-parole militaire du groupe, le brigadier Yahya Saree, a déclaré dans un communiqué que leurs forces avaient exécuté « la deuxième opération militaire dans la “bataille du jihad sacré” », à l’aide d’une salve de missiles de croisière et de drones visant plusieurs cibles vitales et militaires de « l’ennemi sioniste » dans le sud de la Palestine occupée.
Il a ajouté que cette opération « a coïncidé avec les opérations militaires menées par les frères combattants en Iran et par le Hezbollah au Liban », affirmant qu’elle avait atteint ses objectifs avec succès. Il a également affirmé que leurs forces « poursuivront leurs opérations militaires dans les jours à venir jusqu’à ce que l’ennemi criminel cesse ses agressions ».
Il a réitéré que ces actions s’inscrivent « dans le cadre du soutien aux fronts de résistance en Palestine, au Liban et en Iran, et dans la lutte contre le projet sioniste dans la région ».
Des médias israéliens avaient auparavant fait état d’explosions près d’Eilat, après une alerte concernant l’infiltration de drones. L’Autorité de radiodiffusion israélienne a indiqué que, selon des estimations sécuritaires, le drone aurait été lancé depuis le Yémen, tandis que la chaîne 15 israélienne a rapporté, citant des sources, qu’il avait été intercepté.
Selon des observateurs, le fait de mener une deuxième opération en moins de 24 heures indique que la participation des Houthis à la guerre ne sera pas symbolique, mais vise à influencer l’évolution de l’escalade en cours.
Plus tôt samedi matin, le porte-parole militaire des Houthis avait annoncé que leurs forces avaient « mené leur première opération militaire » à l’aide de missiles balistiques visant des cibles militaires sensibles israéliennes dans le sud de la Palestine occupée.
Cette première opération marquait une annonce officielle de l’entrée des Houthis dans le conflit régional. Le communiqué précisait qu’elle visait à « soutenir la République islamique d’Iran ainsi que les fronts de résistance au Liban, en Irak et en Palestine », en réponse à la poursuite de l’escalade militaire et aux attaques contre les infrastructures, ainsi qu’aux crimes et massacres commis contre leurs alliés.
Le ministère des Affaires étrangères du gouvernement du groupe a également déclaré samedi soir être prêt à « coordonner avec tous les pays arabes et islamiques afin d’éviter tout malentendu et de faire face à toute évolution future ».
La première opération était intervenue quelques heures après une déclaration des Houthis, publiée peu avant minuit dans la nuit de vendredi à samedi, précisant les conditions de leur participation à la guerre et de leur intervention militaire directe.
R.I
LA NATION Quotidien National D'information