L’ambassade des États-Unis en Algérie a annoncé que l’utilisation d’un visa américain dans le but principal d’accoucher sur le sol américain afin d’obtenir la nationalité pour le nouveau-né est désormais interdite.
Dans un communiqué, la représentation diplomatique précise que les agents consulaires rejetteront toute demande de visa s’ils ont des raisons de croire que le voyage vise essentiellement une naissance aux États-Unis.
L’ambassade a également rappelé une mesure entrée en vigueur récemment : depuis le 21 janvier 2026, certains demandeurs algériens peuvent être tenus de verser une caution remboursable pouvant atteindre 15 000 dollars avant la délivrance du visa.
Elle insiste toutefois sur le fait que ce paiement ne doit pas être effectué avant l’entretien consulaire, soulignant qu’un versement anticipé ne garantit en aucun cas l’obtention du visa. Après l’entretien, les candidats concernés recevront un lien officiel vers la plateforme pay.gov ainsi que des instructions personnalisées pour effectuer le paiement.
Ces dispositions s’inscrivent dans le cadre d’un élargissement du système de garantie financière pour les visas de visite (B1/B2), annoncé début janvier par le Département d’État des États-Unis. Ce dispositif concerne désormais 38 pays, dont l’Algérie, dans une logique de renforcement des politiques d’immigration et de contrôle des entrées sur le territoire américain.
Les autorités américaines précisent que le paiement de cette caution ne signifie pas une approbation automatique du visa. Le montant est remboursé en cas de refus de la demande ou si le titulaire respecte les conditions de séjour et quitte le territoire dans les délais impartis.
Enfin, les bénéficiaires de ces visas seront tenus d’entrer sur le territoire américain via trois aéroports spécifiques : Aéroport international Logan de Boston, Aéroport international John-F.-Kennedy et Aéroport international Washington-Dulles.
R.N
LA NATION Quotidien National D'information