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Tebboune répond à la droite française au pouvoir : l’accord de 1968 n’est qu’un épouvantail

Les accords de décembre 1968 entre l’Algérie et la France sont présentés par la droite française au pouvoir comme étant l’obstacle à une normalisation des relations entre les deux pays. Pour le nouveau ministre français de l’intérieur, M. Bruno Retailleau, l’Algérie exploite à fond les dispositions de ces accords au profit d’immigrés algériens passés à l’autre coté de la méditerranés pour s’installer sans justification réglementaire (sans papiers), d’où la crise des Obligation de quitter le territoire français (OQTF).

 Redoublant n’arrête pas, depuis son installation, de déclarer qu’avec l’Algérie, ça va être le bras-de-fer en menaçant de réduire le nombre de visas délivrés aux ressortissants algériens.

La réponse des autorités algériennes est venue du président de la république lui-même. Lors de sa rencontre avec la presse, Abdelmadjid Tebboune a évoqué deux aspects de la crise qui envenime les relations entre l’Algérie et la France : les accords de 1968 et le dossier de la mémoire.

De prime abord, le président Teboune qualifie les accords de 1968 «d’ épouvantail.» « L’accord de 1968 est venu pour restreindre les Accords d’Evian qui ont institué la libre circulation des personnes entre les deux pays. Les Européens sont partis, la France a exprimé ensuite son désir de stopper le flux migratoire, nous avons dit d’accord. Il y a eu une révision en 1985, puis en 1995 et en 2001. Son contenu a été vidé. Il est devenu un slogan politique qui est fait pour réunir leurs extrêmes », a-t-il déclaré. Pour le président de la république, ces accords n’ont jamais servi les Algériens. C’est une « coquille vide », a-t-il asséné.

 « Si c’était sérieux, il n’y a pas de problèmes. Mais le brandir comme un étendard, ce chantage avec tel ou tel article, c’est complètement faux. Ils sont en train de raconter des histoires au peuple français. Les accords de 1968 n’influent en rien sur la qualité de l’immigration, ni sur la sécurité de la France et 65% des Français n’ont rien à voir avec ça. C’est une minorité haineuse qui cultive la haine qui veut salir l’Algérie. Ils n’arriveront pas. L’accord de 1968 est une coquille vide. Cette minorité raciste oublie que 60% de notre communauté en France sont des binationaux », a ajouté le président Tebboune.

Sur le dossier des OQTF, le président a opposé un démenti formel aux déclarations des responsables et politiques français de tous bords.

 « Ce sont des mensonges », a-t-il réagi, en accusant Bruno Retailleau de chercher à faire détester l’Algérie aux Français. « Votre tendance est connue, vous cherchez à faire détester l’Algérie aux Français », a assené le président Tebboune.

Abdelmadjid Tebboune a abordé un autre sujet qui reste, du point de vue des Algériens, et aussi du point de vue de la vérité et du droit : le dossier de ce que les français aiment à appeler : La mémoire.

 « L’Algérie a été choisie pour le vrai grand remplacement qui est de chasser la population locale pour ramener la population européenne. Combattre l’islam pour christianiser l’Algérie et en faire une terre européenne avec des messages, avec une armée de Charles X génocidaire. On ne peut effacer l’histoire », a dit le président Tebboune.

Tebboune a parlé, aussi, de la responsabilité de la France vis-à -vis de la l’Algérie pendant la période coloniale. Ce dossier est qualifié par le chef de l’Etat de sérieux. « Si vous voulez aborder les sujets sérieux, venez nettoyer les sites où vous avez effectué des expériences nucléaires. Il y a des gens qui meurent encore, d’autres impactés. Vous êtes devenus une puissance nucléaire, et nous avons eu les maladies. Venez nettoyer Oued Namous, où vous aviez développé vos armes chimiques, et jusqu’à présent nos moutons, nos chameaux meurent après avoir mangé de l’herbe contaminée. C’est cela la vraie question, ce n’est pas dans un faux débat sur l’accord de 1968 », a-t-il encore asséné.

Synthèse : Sid Ali

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