Le tribunal de Sidi M’hamed d’Alger a reporté, hier, les procès des hommes d’affaires Ali Haddad, Mahieddine Tahkout et Mourad Oulmi.
Le procès de l’homme d’affaires, Ali Haddad, est reporté au 21 juin. Le patron du groupe ETRHP est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation dont : « obtention de privilèges, d’avantages et de marchés publics en violation de la législation, dilapidation de deniers publics, abus de fonction, conflit d’intérêts et corruption dans la conclusion de marchés publics. »
Dans le cadre de la même affaire, a précisé le site de la radio, plusieurs anciens responsables sont également poursuivis à savoir : les deux anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ainsi que d’anciens ministres et walis.
Pour rappel, le 11 mai dernier, le même tribunal avait reporté au 15 juin, le procès de plusieurs hommes d’affaires, dont Ali Haddad, pour finaliser « les préparatifs techniques nécessaires à la tenue d’un procès à distance », avait fait savoir le collectif de défense de certains accusés.
Le même tribunal a reporté l’affaire liée à la corruption, dans laquelle est accusé l’homme d’affaires, Mahieddine Tahkout, au 22 juin prochain. De même pour l’affaire de Mourad Oulmi qui a été reportée au 17 juin.
Si l’affaire de Tahkout est reportée suite à la demande de la défense, aucune raison n’a été citée concernant le report de l’affaire du patron du groupe Sovac, Mourad Oulmi, selon l’information rapportée par la radio nationale.
En effet, le 11 mai dernier, le même tribunal a reporté au 15 juin le procès de plusieurs hommes d’affaires, dont Mahieddine Tahkout, pour «achever à distance la préparation technique des procédures du procès », selon la défense de certains des accusés.
L’homme d’affaires Mahieddine Tahkout est poursuivi dans des affaires liées à la corruption, notamment «l’obtention de concessions, d’avantages et d’offres publiques d’une manière contradictoire avec la législation et les lois en vigueur ».
Mourad Oulmi est, lui, poursuivi dans des affaires liées au blanchiment d’argent, «transfert de biens issus des revenus criminels » et «utilisation de prêts bancaires en contradiction avec la réglementation en vigueur ».
Plusieurs hauts responsables sont également poursuivis dans cette affaire, dont les deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, les anciens ministres de l’Industrie et des Mines, Abdesslam Bouchouareb, Youcef Yousfi et Bedda Mahdjoub, l’ancien ministre du Commerce, Ammar Benyounès, l’ex-ministre des Transports, Abdelghani Zaalane, ainsi que d’anciens walis, dont l’ex-wali d’Alger, Abdelkader Zoukh.
Oulmi Khider placé en détention provisoire
Le juge d’instruction près le pôle pénal spécialisé du tribunal de Sidi M’hamed a décidé de placer, dans le cadre du dossier Groupe Sovac, l’accusé Oulmi Khider en détention provisoire pour des chefs d’accusation liés essentiellement à la corruption, en attendant l’audition de son frère, l’accusé Oulmi Mourad, placé en détention pour un autre motif, a indiqué dimanche un communiqué du parquet général de la Cour d’Alger.
“En application des dispositions de l’article 11, alinéa 3 du Code de procédure pénale, le parquet général de la cour d’Alger porte à la connaissance de l’opinion publique qu’une action publique a été mise en mouvement en date du 14 juin 2020 sur la base des notifications de la cellule de renseignement financier pour des crimes de change, transfert de capitaux vers l’étranger et blanchiment d’argent, contre les nommés Oulmi Khider et Oulmi Mourad, et ce pour des chefs d’accusation portant sur le blanchiment d’argent, dissimulation de revenus issus de crimes de corruption et violation de la législation et de la réglementation relatives au change et au mouvement des capitaux de et vers l’étranger”, lit-on dans le communiqué.
Une fois le dossier présenté devant le juge d’instruction près le pôle pénal spécialisé du tribunal de Sidi M’hamed, ce dernier a ordonné le placement du premier accusé (Oulmi Khider) en détention provisoire, dans l’attente de l’audition du deuxième accusé, en détention pour un autre motif”.
Synthèse Idir D.