
Dans son discours à l’occasion de la célébration de la Journée de la diplomatie algérienne, le ministre des affaires étrangères et de la communauté algérienne à l’étranger, M. Ahmed Attaf a précisé que le lien entre la Journée de la diplomatie algérienne et le jour de l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation des Nations Unies n’était pas le fruit du hasard, mais plutôt le résultat d’une relation exceptionnelle et unique entre l’Algérie et l’ONU.
Attaf a déclaré que cette relation “est née de l’esprit de Novembre, qui a fait de la cause algérienne la première question de décolonisation inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations Unies, et elle s’est manifestée à travers les contributions de la révolution algérienne pour ancrer le droit des peuples colonisés à l’autodétermination”.
Concernant la situation sur la scène internationale, le ministre a indiqué que “notre monde a aujourd’hui besoin d’être guidé et inspiré par ce système de valeurs et de principes, surtout dans un contexte où les relations internationales sont marquées par des crises multiples et complexes”.
Face au recul du travail international multilatéral, a-t-il ajouté, “la tendance unilatérale s’est accentuée, l’égocentrisme s’est renforcé, et les intérêts égoïstes ont prévalu comme choix pour protéger des intérêts étroits et promouvoir des priorités immédiates”.
Attaf a également mentionné que la guerre d’extermination imposée au peuple palestinien à Gaza a marqué son premier anniversaire, et que la communauté internationale, majoritairement solidaire du peuple palestinien, ne trouve pas de voie pour rendre justice à ce peuple opprimé et vulnérable.
Il a ajouté : “Une telle situation ne peut que consacrer et enraciner l’impunité et l’absence de responsabilité dont bénéficie l’occupation israélienne, qui s’est appropriée tout ce qui est réprouvé et puni pour les autres”.
Le ministre a réaffirmé que l’Algérie continuera à “demander la tenue de réunion après réunion, la prise d’initiatives, et la proposition d’idées, car il n’y a pas d’autre choix que de confier au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale la responsabilité qui leur incombe envers le peuple palestinien”.
Concernant la question sahraouie, le même intervenant a souligné qu'”il y a seulement quatre jours, la plus haute autorité judiciaire européenne a triomphé en faveur du peuple sahraoui, annulant ainsi cinq décennies de tentatives désespérées d’effacer les fondements de cette question afin de consacrer la réalité coloniale”.
Le chef de la diplomatie algérienne a insisté sur le fait que “la question sahraouie reste une question de décolonisation, et que le peuple sahraoui est pleinement légitime à exercer son droit inaliénable à l’autodétermination, tandis que le mythe de l’autonomie ne peut constituer une solution, car il contredit le droit à l’autodétermination”.
Dans un autre contexte, Attaf a révélé que l’Algérie poursuit ses efforts pour établir un partenariat équilibré, utile et objectif dans son voisinage méditerranéen, en particulier avec l’Union européenne.
Il a ajouté : “Nous souhaitons que ce partenariat respecte pleinement le principe d’équilibre des intérêts des deux parties et dépasse la logique du profit commercial immédiat”, réaffirmant l’espoir de l’Algérie de commencer à réviser l’accord de partenariat qu’elle a avec l’Union européenne, dans un climat de confiance, de fluidité et de compréhension.
R.N
LA NATION Quotidien National D'information