Les ressortissants algériens souhaitant se rendre aux États-Unis avec un visa touristique ou d’affaires pourraient désormais être tenus de verser une caution pouvant atteindre 20.000 dollars. Cette mesure, officialisée par le département d’État américain dans un document publié le 3 août, est entrée en vigueur immédiatement et pérennise le programme pilote lancé en août 2025.
Le dispositif, baptisé Visa Bond, concerne les demandeurs de visas temporaires B1 (affaires) et B2 (tourisme). Il autorise les agents consulaires américains à exiger, au cas par cas, le dépôt d’une garantie financière avant la délivrance du visa. Le montant de cette caution, qui peut atteindre 20.000 dollars, sera déterminé en fonction du profil du demandeur.
L’Algérie figure parmi les 50 pays visés par cette nouvelle réglementation, dont une trentaine de pays africains. Selon le département d’État, cette sélection repose sur plusieurs critères, notamment le nombre élevé de personnes qui dépassent la durée de validité de leur visa, les difficultés de coopération en matière de partage d’informations avec les autorités américaines, ainsi que les obstacles liés à la vérification de l’identité ou des antécédents judiciaires des demandeurs.
Washington affirme que ce mécanisme a fait ses preuves lors de sa phase expérimentale et qu’il contribuera à réduire les dépassements de séjour tout en renforçant le respect des conditions d’entrée sur le territoire américain.
La mesure suscite toutefois des critiques. Des associations de défense des droits des immigrés, citées par Reuters, estiment qu’elle risque de décourager les voyageurs se rendant légalement aux États-Unis. Elles dénoncent également un nouveau durcissement de la politique migratoire de l’administration Trump, qu’elles accusent de favoriser le profilage racial et d’accentuer le sentiment d’insécurité au sein de certaines communautés étrangères.
Abir.N
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