Le président français Emmanuel Macron a clarifié la position de la France sur la question des visas accordés aux ressortissants algériens, après la polémique suscitée par les déclarations de l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet. Lors du Conseil des ministres, Emmanuel Macron a affirmé qu’« aucun objectif chiffré ».
Les propos du président ont été rapportés par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, qui a indiqué qu’Emmanuel Macron avait souhaité « corriger » les déclarations de l’ambassadeur, largement relayées ces derniers jours. Elle a précisé que, si Paris poursuit un dialogue exigeant avec Alger sur les principaux dossiers bilatéraux, la délivrance des visas ne fait l’objet d’aucun engagement quantitatif.
Maud Bregeon a également rappelé que la politique actuelle s’inscrit dans la continuité des décisions prises par Emmanuel Macron depuis son arrivée à l’Élysée. Elle a souligné qu’en 2017, près de 500 000 visas étaient délivrés chaque année aux ressortissants algériens et que le président avait rapidement décidé d’en réduire le nombre afin de mieux répondre aux besoins de la France et aux nouvelles réalités géopolitiques.
Cette mise au point intervient après les déclarations de Stéphane Romatet, accordées le 14 juillet à TSA. Interrogé sur la politique des visas, l’ambassadeur avait affirmé que l’objectif était de permettre au nombre de visas accordés aux Algériens remplissant les conditions requises de repartir à la hausse et de retrouver, à terme, son niveau d’avant la crise entre les deux pays.
Ces propos ont rapidement suscité de nombreuses réactions en France, notamment au sein des partis de droite et d’extrême droite, qui se sont opposés à toute perspective d’un retour à la normale dans les relations franco-algériennes sur le volet migratoire.
Face à la controverse, le ministère français des Affaires étrangères avait déjà apporté un premier démenti, en précisant qu’aucun objectif chiffré n’avait été fixé et que la question de la délivrance des visas aux ressortissants algériens ne figurait pas parmi les sujets actuellement discutés entre Paris et Alger.
L’intervention d’Emmanuel Macron vient ainsi réaffirmer la ligne officielle de l’exécutif français : le dialogue avec l’Algérie se poursuit sur plusieurs dossiers stratégiques, mais sans engagement en faveur d’une augmentation du nombre de visas délivrés.
Sid.A
LA NATION Quotidien National D'information