L’Algérie a constitué l’une des principales sources d’approvisionnement mobilisées par l’Union européenne pour compenser la baisse des livraisons de gaz qatari, dans un contexte de fortes tensions liées à la guerre dans le Golfe.
Selon les données de la plateforme spécialisée dans les questions énergétiques « Taqa », basée à Washington, les importations européennes de gaz algérien, par gazoduc et sous forme de GNL, ont augmenté de 1,1 milliard de mètres cubes au cours des huit premiers mois de 2026. Cette hausse a contribué à compenser une partie du déficit provoqué par la diminution des livraisons qatariennes.
Depuis le déclenchement de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran, l’Union européenne a été confrontée à une forte réduction de ses approvisionnements en GNL en provenance du Qatar.
D’après les données récentes de l’Energy Research Unit, les importations européennes de GNL qatari ont ainsi diminué de 5,1 milliards de mètres cubes sur un an durant les huit premiers mois de 2026. Sur la même période, les volumes acheminés par les gazoducs traversant la Turquie ont également reculé de quelque 700 millions de mètres cubes.
Dans ce contexte, l’Algérie s’est classée au quatrième rang des fournisseurs ayant enregistré une hausse de leurs livraisons à l’Union européenne, avec 1,1 milliard de mètres cubes supplémentaires.
La Norvège arrive en tête avec une progression de 3,2 milliards de mètres cubes, suivie des États-Unis avec 1,8 milliard et de la Russie avec 1,5 milliard. Le Royaume-Uni occupe la cinquième position avec 1 milliard de mètres cubes, devant le Nigeria, dont les livraisons ont augmenté de 500 millions de mètres cubes.
Ces chiffres illustrent le rôle croissant des fournisseurs alternatifs dans l’approvisionnement énergétique européen, alors que les perturbations affectant les flux de GNL ont accentué la nécessité pour l’UE de diversifier ses sources d’importation.
R.N
LA NATION Quotidien National D'information