Le Conseil des experts du leadership en Iran est parvenu dimanche à choisir un nouveau Guide suprême de la République islamique pour succéder à Ali Khamenei, tué le premier jour de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran le 28 février, selon ce qu’ont annoncé des membres du Conseil. Toutefois, son nom n’a pas encore été rendu public.
Le membre du Conseil des experts, Ahmad Alamolhoda, a déclaré : « Le vote pour choisir le Guide a eu lieu et le Guide a été choisi », selon l’agence Mehr.
Il a ajouté que le secrétariat du Conseil annoncera le nom ultérieurement.
D’autres membres ont confirmé que le vote avait bien eu lieu, l’un d’eux indiquant que Mojtaba Khamenei, fils d’Ali Khamenei, serait celui qui occupera le poste.
Le nom de Mojtaba Khamenei avait déjà été évoqué auparavant pour succéder à son père, qui occupait la fonction depuis 1989.
Mohsen Heydari, membre du Conseil représentant la province du Khouzestan, a déclaré : « Le candidat le plus approprié a été choisi et il a obtenu l’approbation de la majorité des membres du Conseil des experts », selon l’agence Isna.
Un autre membre, Mohammad Mehdi Mirbagheri, a affirmé dans une vidéo diffusée par l’agence Fars que le Conseil était parvenu à « une position décisive reflétant l’opinion de la majorité ».
Par ailleurs, les autorités iraniennes ont affirmé dimanche disposer de l’endurance et des capacités militaires nécessaires pour poursuivre la confrontation ouverte contre Israël et les États-Unis pendant au moins six mois supplémentaires. Ces déclarations traduisent la détermination de Téhéran à poursuivre les opérations militaires actuelles au même rythme, tout en laissant entendre une possible escalade qualitative sur le terrain dans la prochaine phase.
Dans des déclarations officielles à la télévision iranienne, le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Ali Mohammad Naeini, a révélé que les forces armées prévoient d’adopter une nouvelle stratégie offensive dans les prochains jours. Il a précisé que les attaques à venir s’appuieront sur des missiles à longue portée et des armes avancées qui n’ont pas encore été utilisées de manière intensive, avertissant que les frappes seront plus précises, plus concentrées et plus douloureuses pour le camp israélien.
Sur le terrain, des centaines de milliers d’Israéliens ont vécu des moments de grande peur à l’aube de dimanche, lorsque les sirènes d’alerte ont retenti dans de vastes zones incluant les villes de Haïfa, Tel-Aviv et Beer-Sheva. Ces salves de missiles ont poussé les autorités israéliennes à activer des mesures d’urgence maximales et à demander aux habitants de rester dans les abris et les zones fortifiées afin d’éviter les blessures directes.
Des sources militaires ont indiqué que les systèmes de défense aérienne israéliens ont traversé une nuit difficile, interceptant au moins quatre vagues successives de missiles lancés depuis le territoire iranien. Ces vagues d’attaques ont duré cinq heures consécutives, provoquant de fortes perturbations dans la navigation et dans la vie quotidienne des grandes villes et des colonies.
De son côté, la police israélienne a confirmé la chute d’éclats résultant des interceptions dans la région de Hof HaCarmel, au sud de Haïfa. Parallèlement, de puissantes explosions ont été entendues dans le centre de Tel-Aviv et dans ses banlieues orientales, ainsi que dans certaines zones du sud de la Cisjordanie, en raison de l’arrivée de missiles iraniens à longue portée.
Des sources de terrain indiquent que le rythme des bombardements de missiles iraniens a nettement augmenté au cours des 48 dernières heures, ce qui contredit les affirmations israéliennes précédentes selon lesquelles la plupart des plateformes de lancement auraient été détruites. Il semble que Téhéran ait modifié à plusieurs reprises ses tactiques militaires afin de contourner les systèmes de défense et de lancer des salves successives.
Les dernières attaques ont également montré une réduction notable du temps d’alerte précoce accordé aux Israéliens, passant d’environ dix minutes à cinq minutes seulement dans certaines zones. Cette évolution technique, liée soit à la vitesse des missiles soit à la méthode de lancement, a accru la pression sur le front intérieur israélien, désormais confronté à des défis sécuritaires sans précédent depuis le début de l’escalade.
R.I
LA NATION Quotidien National D'information