
Election présidentielle
Dans une lettre adressée aux militants, le secrétaire général du FLN par intérim a exprimé le vœux de son parti de ne pas rester en marge des événements qui secouent le pays, allusion faite aux prochaines élections présidentielles.
«Le FLN ne peut se permettre de se laisser dépasser par les événements qui s’enchaînent sur la scène politique.»
Dans sa lettre publiée sur le site du parti, Ali Seddiki souligne que «la prochaine présidentielle est une étape historique, décisive dans la vie de la nation », invitant du coup «à la mobilisation de toutes les potentialités.»
« Non seulement, il n’est pas permis au FLN d’être dépassé par les événements mais il faudra que ses militants soient à l’avant-garde pour être en cohérence avec la volonté du peuple et son désir du changement et de construction d’une Algérie nouvelle, dont les fondements sont la démocratie et l’égalité sociale », exhorte Ali Seddiki.
La participation forte et effective des enfants du FLN à la prochaine présidentielle est «un devoir national dicté par la responsabilité historique du parti qui doit être partie prenante du rendez-vous électoral, dans les conditions actuelles que connait l’Algérie », martèle le SG par intérim.
Pour lui, cette présidentielle sera, au contraire, « l’occasion de redorer l’image du parti, issu du peuple », tirant à boulets rouges sur « certaines parties qui cherchent à exploiter le désir de changement exprimé par le peuple pour porter préjudice au FLN.»
Conscient de l’appareil électoral que constitue son parti, le secrétaire général veut mobiliser. Mais pour qui ou contre qui ? Là est la question. Dans le passé, le jeu était connu. L’ancien parti unique se mobilise pour le candidat du «consensus». Autrement dit, le candidat désigné par le pouvoir réel. Il se trouve que, cette fois-ci, les plaques ont un tant soit peu bougé. Difficile, alors, de savoir sur quel pied il faudrait danser.
Sid A.