
L’ancien diplomate, Abdelaziz Rahabi, estime que ‘’les contours de l’offre indirecte du chef de l’Etat gagneraient à être explicités pour que cette initiative soit comprise et entendue’’.
La volonté de Abdelmadjid Tebboune de maintenir sa main tendue à tous est une initiative qui, a priori, se veut une démarche d’un Président ‘’rassembleur’’, rappelant peu ou prou de pareilles louables entreprises ‘’osées’’ par les présidents Chadli Bendjedid, Mohamed Boudiaf, Liamine Zeroual ou encore Abdelaziz Bouteflika.
Le texte paru le 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse, sur le fil de l’Aps précise que ‘’sa main (celle du Président) est tendue en permanence à tous’’, en prenant soin de repousser ‘’ceux qui ont franchi les lignes rouges et largué les amarres avec leur patrie’’.
L’ancien diplomate, Abdelaziz Rahabi, dans une contribution, estime que ‘’la société, dans ses composantes civile et politique, a toujours montré son aptitude au compromis et sa disposition à accompagner tout effort pour sortir du statu quo, mais le pouvoir politique s’était toujours enfermé dans sa logique de rapports de forces’’. Et de souligner que ‘’cette attitude a d’ailleurs fragilisé l’Etat et failli provoquer son effondrement’’, rappelant que ce risque, tant ‘’souhaité par des acteurs hostiles à l’Algérie (…), valide à lui seul, toute initiative de dialogue et de concertation (…) entre le pouvoir exécutif et la représentation politique, sociale et économique.’’ Il est vrai que la mission du chef de l’Etat n’est pas aisée tant la tradition de dialogue fait défaut dans la vie politique de la nation, détaille M. Abdelaziz Rahabi qui s’interroge, par ailleurs : ‘’comment établir des mesures de confiance de nature à rendre possible et concrète la volonté de rassemblement exprimée dans le discours politique’’ (…) ?
L’ex-ministre de la Communication a tenu à mettre l’accent sur la consécration de l’un des pouvoirs fondamentaux, permettant au pays d’aller de l’avant : des médias fiables et libres. ‘’Notre pays a besoin, note-t-il de médias crédibles et de qualité évoluant dans un climat de liberté et de transparence’’, ceux-là mêmes qui se doivent, poursuit-il, de ‘’convaincre une opinion publique nationale majoritairement jeune, exigeante car (…) servie par une offre mondiale conséquente’’.
Fin analyste, M. Rahabi n’a pas manqué de pointer du doigt ‘’l’absence d’un véritable contrôle législatif et judiciaire’’, tout en établissant un amer constant sur ‘’la mauvaise gouvernance qui a (permis) ‘’la généralisation de la corruption’’, qui a ‘’impacté la qualité de vie des Algériens’’.
Omar Agadir