
Les syndicats d’enseignants a appelé, lundi, tous les enseignants du secteur, dans tous les cycles d’enseignement, à participer activement à la grève nationale périodique qui commence aujourd’hui, mardi, et se poursuivra après demain, mercredi, pour rejeter le nouveau statut qui, selon eux, ne reflète pas les décisions du président de la République, en exigeant l’adoption d’un statut particulier pour les enseignants.
Les syndicats ont précisé, dans un communiqué, leur rejet de la politique du fait accompli et de la marginalisation des enseignants, soulignant que le décret exécutif 25/54, qui introduit le nouveau statut, «impose des restrictions supplémentaires et des sanctions injustifiées qui portent atteinte à la position et à la dignité de l’enseignant», en plus d’un «système compensatoire insuffisant face à la détérioration du pouvoir d’achat», notamment avec l’absence de prise en compte de l’effet rétroactif des salaires et des primes depuis le 1er janvier 2024.
Les syndicats ont également critiqué ce qu’ils ont qualifié de « durcissement et de discrimination dans la promotion et l’intégration entre les différents grades », estimant que « le nouveau système privilégie les restrictions et les sanctions au lieu de la motivation et du soutien ».
Les syndicats d’enseignants ont souligné que la loi « consacre la répression et l’humiliation des enseignants, la discrimination dans l’intégration et la promotion entre les grades », ajoutant que le système compensatoire est trop faible pour faire face à l’effondrement dramatique du pouvoir d’achat et à l’explosion des prix.
Dans ce contexte, le syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF) a annoncé l’organisation de sit-in devant les directions de l’éducation à l’échelle nationale pour dénoncer ce qu’il appelle les « profondes irrégularités dans le statut et le système compensatoire », estimant que cette journée représente un « jour de colère » pour les enseignants et les travailleurs du secteur.
Le secrétaire national du syndicat, Boualem Amoura, a affirmé que le SATEF défend les droits de toutes les catégories du secteur de l’éducation, de l’agent de service au directeur, insistant sur la nécessité d’intégrer les travailleurs communs et les employés professionnels dans le secteur éducatif et de leur accorder tous les privilèges, en plus d’intégrer les enseignants contractuels et d’abroger les articles 58 et 59 de la nouvelle loi.
A. Bici
LA NATION Quotidien National D'information