
Le président de l’assemblée populaire nationale L’affaire, Brahim Boughali est le premier haut responsable algérien à s’exprimer sur l’affaire Boualem Sansal. Boughali n’a rien dit sur l’arrestation, stricto sensu, de l’écrivain franco-algérien, ni sur les faits qui lui sont reprochés. Son intervention a été concentrée sur la réaction de l’extrême droite en France sur une affaire qu’il considère qu’elle est interne à l’Algérie. Le président de l’APN a dénoncé surtout l’ « ingérence » du Parlement européen dans les affaires intérieures de l’Algérie.
Présidant dimanche une réunion du bureau de la chambre basse du Parlement, Brahim Boughali a dénoncé “l’adhésion du Parlement européen et certains cercles médiatiques et politiques français dans une tentative d’ingérence dans les affaires intérieures de l’Algérie”, lit-on dans un compte-rendu mis en ligne par l’APN sur les réseaux sociaux.
“Il s’agit d’une tentative flagrante de détourner les regards des véritables violations des droits de l’Homme et du droit international”, a ajouté Boughali, en référence à la situation au Moyen-Orient, notamment la guerre que mène Israël contre Gaza depuis plus d’une année.
Tout en se demandant “ce qu’il reste de crédit à ces relais concernant la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la justice », le président de l’APN a salué la justice algérienne qui «veille à protéger les droits et les libertés et assuré que la loi s’appliquera à quiconque se permet d’attenter à la sécurité et à la stabilité de l’Algérie ».
Pour rappel, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été arrêté le 16 novembre à l’aéroport d’Alger. Il est mis sous mandat de dépôt et inculpé d’atteinte à la sûreté de l’État et à l’intégrité du territoire national pour avoir soutenu début octobre dans une interview à un média français d’extrême-droite, qu’une partie de l’ouest de l’Algérie appartient historiquement au Maroc.
R.N
LA NATION Quotidien National D'information