L’université algérienne forme chaque année environ 392 000 étudiants, soit près de 400 000 diplômés, répartis entre les différents cycles et spécialités, notamment les filières classiques, la formation d’ingénieurs d’État, les sciences médicales et vétérinaires, ainsi que les Écoles normales supérieures.
La rentrée universitaire pour l’année 2026-2027 débute aujourd’hui depuis la wilaya de Jijel, avec l’accueil de près de 1,9 million d’étudiants dans les différents établissements d’enseignement supérieur. Cette rentrée intervient alors que les infrastructures universitaires sont prêtes, tant sur le plan pédagogique que sur celui des services, et dans un contexte de poursuite de la transformation numérique de l’université algérienne et de recours croissant à l’intelligence artificielle. Les services numériques destinés aux étudiants, aux enseignants et aux chercheurs sont également appelés à se développer afin de s’adapter aux mutations que connaissent l’enseignement supérieur et le marché du travail.
Le conseiller du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique chargé de l’information, Abdeljabbar Daoudi, a indiqué, lors de son passage hier dans l’émission « Invité du matin » de la Chaîne 1 de la Radio algérienne, que l’effectif des étudiants pour la nouvelle année universitaire s’élève à 1 884 839 étudiants, ce qui rapproche l’université algérienne du seuil des deux millions d’étudiants, qui pourrait être atteint d’ici un à deux ans au plus tard. Il a précisé que l’université algérienne forme chaque année environ 392 000 étudiants, soit près de 400 000 diplômés, répartis entre les différents cycles et spécialités, notamment les filières classiques, la formation d’ingénieurs d’État, les sciences médicales et vétérinaires, ainsi que les Écoles normales supérieures.
Dans le même contexte, le responsable a indiqué que la première promotion du pôle scientifique et technologique sera diplômée au cours de cette année compte 157 étudiants qui ont, tous, obtenu un emploi, soulignant l’importance de ce pôle dans la formation des compétences et des élites scientifiques ainsi que dans le soutien au processus de développement.
Une plateforme numérique au service de la communauté universitaire
Parallèlement à la nouvelle rentrée universitaire, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique poursuit le renforcement de la transformation numérique à travers un espace numérique regroupant 74 plateformes destinées aux différentes composantes de la communauté universitaire : étudiants, enseignants, chercheurs et personnels administratifs. Daoudi a confirmé que le secteur poursuit, pour la quatrième année consécutive, la mise en œuvre de la politique du « zéro papier ». Les opérations d’inscription universitaire, aussi bien préliminaires que définitives, ont ainsi été effectuées numériquement, ce qui permet de simplifier les procédures et d’améliorer les services proposés aux étudiants. Un modèle linguistique algérien d’intelligence artificielle a également été intégré sous la forme d’un assistant numérique destiné au secteur de l’enseignement supérieur. Au cours de la période des inscriptions, qui s’est étalée sur deux semaines, cet assistant a enregistré plus de deux millions d’utilisations et d’interactions, y compris des téléchargements sur les téléphones mobiles.
Dans le même contexte, Daoudi a souligné que les applications de l’intelligence artificielle sont désormais présentes à différentes étapes des inscriptions universitaires, depuis l’inscription initiale jusqu’à l’inscription définitive. Leur utilisation devrait ensuite être étendue aux activités pédagogiques dans les différents cycles de l’enseignement supérieur, notamment la licence, le master et le doctorat.
Amel Bici
LA NATION Quotidien National D'information