La Fédération algérienne de football a annoncé, lundi, la fin de son contrat avec l’entraîneur suisse Vladimir Petković (62 ans), d’un commun accord, selon le communiqué publié sur ses comptes officiels. La Fédération a remercié le technicien suisse ainsi que son staff, sans toutefois révéler le nom de son successeur à la tête de la sélection algérienne. Cette décision était attendue depuis plusieurs jours, malgré les informations affirmant que Petković refusait une résiliation à l’amiable.
L’expérience du sélectionneur suisse à la tête des Verts s’est révélée décevante, comme en témoigne cette séparation compliquée. Depuis l’élimination de l’Algérie de la Coupe du monde 2026, les critiques se sont multipliées à son encontre. Beaucoup réclamaient la rupture de son contrat avec la Fédération. Fait surprenant, son contrat avait pourtant été prolongé seulement quelques jours avant le départ de l’équipe pour les États-Unis afin de disputer le Mondial 2026.
Nommé en 2024 pour succéder à Djamel Belmadi, Petković a dirigé la sélection algérienne lors de 33 rencontres, avec un bilan de 23 victoires, 5 matchs nuls et 5 défaites. Toutefois, ce sont surtout les résultats dans les grandes compétitions qui ont été jugés insuffisants. L’Algérie a été éliminée en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations face au Nigeria, mais la plus grande désillusion est survenue lors de la Coupe du monde 2026, avec une défaite contre la Suisse en huitièmes de finale. L’entraîneur a été vivement critiqué et tenu pour responsable de l’incapacité de son équipe à éliminer son propre pays d’origine. Il était donc devenu évident qu’il n’était plus le bienvenu et qu’il lui serait difficile de poursuivre sa mission.
Hormis la qualification pour la Coupe du monde, le bilan de Petković est resté en deçà des attentes, d’autant que l’effectif actuel de la sélection algérienne semblait capable d’obtenir de meilleurs résultats. L’enthousiasme qui avait accompagné sa nomination s’est progressivement transformé en profonde déception, en raison de plusieurs choix contestés : évoluer sans véritable avant-centre lors de certains matchs du Mondial, l’absence de stabilité dans le onze de départ ou encore des changements tactiques jugés peu pertinents. C’est pourquoi la Fédération algérienne s’est rapidement mise à chercher une solution pour mettre fin à leur collaboration, estimant qu’il n’était plus possible d’espérer de nouveaux succès sous sa direction. Les supporters, quant à eux, avaient également très mal perçu son attitude lorsqu’il avait félicité les joueurs suisses après leur victoire en Coupe du monde, un geste considéré par beaucoup comme provocateur.
R.S
LA NATION Quotidien National D'information