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Agression sioniste contre Ghaza : le Hamas suspend sa présence aux pourparlers du Caire

Un responsable du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) a déclaré que son mouvement avait décidé de reporter sa participation à la série de négociations qui devait débuter mercredi en Égypte, en présence des factions palestiniennes partenaires et avec la participation des médiateurs égyptiens, qataris et turcs. Hamas a demandé que les conditions nécessaires soient réunies avant l’ouverture des pourparlers portant sur le développement de l’accord de trêve, notamment l’arrêt des attaques israéliennes contre Gaza et des opérations d’assassinat ciblé pendant la période de négociation.

La délégation de négociation du mouvement, dirigée par le Dr Khalil al-Hayya, chef du Hamas dans la bande de Gaza, n’est pas arrivée au Caire comme prévu mardi soir. Les négociations devaient initialement commencer hier dans la ville égyptienne d’El-Alamein.

Cette décision a été prise à la dernière minute par la direction du Hamas, après plusieurs réunions, notamment avec le chef des services de renseignement turcs, Ibrahim Kalin, au cours desquelles la question de la trêve a également été examinée.

Le responsable a déclaré au journal Al-Quds Al-Arabi que le mouvement avait demandé un report de quelques jours afin de « créer les conditions nécessaires à des progrès ». Il a indiqué que des contacts étaient en cours entre le Hamas, les factions de la résistance et les autres mouvements participants pour favoriser la réconciliation palestinienne.

Selon lui, le Hamas a également demandé aux médiateurs d’exercer une pression réelle sur Israël afin qu’il cesse l’escalade militaire et les assassinats ciblés pendant les négociations.

Concernant la nouvelle date des pourparlers, il a expliqué que le mouvement souhaitait attendre que « les circonstances deviennent favorables ». Si une forte pression est exercée et que les revendications du Hamas, conformes aux dispositions de l’accord de cessez-le-feu prévoyant l’arrêt des attaques mutuelles et de toute escalade, sont satisfaites, les discussions pourraient reprendre dans quelques jours.

Le responsable, qui a requis l’anonymat, a souligné que cette décision avait été prise en raison de l’intensification des opérations israéliennes dans la bande de Gaza, accusant l’armée israélienne de commettre des massacres, de mener des assassinats ciblés, de poursuivre les membres de la police et de bombarder les zones où se réfugient les déplacés.

Il a déclaré que « la politique consistant à négocier sous le feu ne mènera à aucun résultat », ajoutant que les attaques israéliennes ne modifieraient pas la position de la résistance palestinienne, qui continuerait à défendre les revendications inscrites dans l’accord de la première phase de la trêve.

Le journal rappelle que le Hamas avait déjà reporté sa participation à une précédente session de négociations prévue le 18 du mois précédent, après l’assassinat par Israël du chef d’état-major de sa branche armée, Izz al-Din al-Haddad, le 15 du même mois. Quelques jours plus tard, son successeur, Mohammed Awda, avait également été tué. Israël avait en outre poursuivi ses opérations contre les forces de police et mené d’autres assassinats.

Les nouvelles négociations devaient réunir le Hamas, le Jihad islamique palestinien, le Front populaire de libération de la Palestine, les Comités de résistance populaire, le Mouvement de l’initiative palestinienne ainsi que le courant de Mohammed Dahlan, à l’invitation de l’Égypte et en présence des médiateurs égyptiens, qataris et turcs. Des discussions étaient également en cours pour organiser une rencontre entre les factions palestiniennes et Nikolaï Mladenov, représentant du « Conseil de la paix ».

Le responsable a indiqué que le Hamas avait récemment demandé aux médiateurs d’agir auprès de l’administration américaine afin qu’elle fasse pression sur Israël pour qu’il respecte les dispositions de la première phase de l’accord de trêve. Le mouvement a notamment remis un rapport détaillant les violations constatées, le nombre de victimes ainsi que les restrictions imposées aux points de passage, qui aggravent la crise humanitaire.

Selon lui, Israël a néanmoins poursuivi et même intensifié ses opérations militaires et ses assassinats ciblés, au lieu d’appliquer les engagements prévus dans la première phase de l’accord. Israël et le « Conseil de la paix » auraient également conditionné le passage à la deuxième phase à un désarmement de la résistance palestinienne.

Le Hamas affirme avoir réitéré aux médiateurs son engagement à respecter toutes les clauses de la première phase du cessez-le-feu et se dit prêt à transférer entièrement l’administration de la bande de Gaza à la Commission nationale chargée de sa gestion. Le mouvement accuse toutefois Israël d’empêcher cette commission d’entrer dans l’enclave.

Par ailleurs, Abou Obeida, porte-parole des Brigades Izz al-Din al-Qassam, la branche armée du Hamas, a appelé les médiateurs à contraindre Israël à appliquer l’accord de cessez-le-feu. Dans une allocution vidéo diffusée mardi, il a dénoncé les assassinats et les violences quotidiennes contre la population de Gaza, estimant que ces actes constituaient une violation flagrante de l’accord.

Il a également exhorté les médiateurs, en dehors des États-Unis, à ne pas mettre sur le même plan « la victime et le bourreau » et à soutenir les habitants de Gaza afin de contraindre Israël à respecter ses engagements.

Enfin, l’article rappelle que les cycles de négociations menés depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre de l’année précédente, n’ont pas permis d’obtenir l’application complète de l’accord. Israël a maintenu ses opérations militaires ainsi que le blocus de Gaza, limitant l’entrée de l’aide alimentaire et médicale, ce qui a considérablement aggravé la situation humanitaire dans le territoire.

Le texte évoque également un plan présenté par Nikolaï Mladenov visant à transférer le pouvoir du Hamas à une commission nationale et à désarmer le mouvement, condition qu’il considère comme non négociable. Les factions de la résistance palestinienne ont rejeté cette proposition, estimant qu’Israël devait d’abord respecter les obligations prévues dans la première phase de la trêve avant toute discussion sur la phase suivante.

R.I

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