Le président de la République a convoqué dimanche le corps électoral et l’ANIE a explicité, ce lundi, les de candidature à l’élection des membres de l’Assemblée populaire nationale, conformément à la loi organique relative au régime électoral, modifiée et complétée, notamment son article 200.
Les élections législatives auront lieu le jeudi 2 juillet prochain. La convocation du corps électoral pour les législatives s’est faite par le décret présidentiel n° 26-145, daté du 16 Chaoual 1447 correspondant au 4 avril 2026, portant convocation du corps électoral pour l’élection des membres de l’Assemblée populaire nationale, publié au Journal officiel n° 24. Selon le même décret, la révision exceptionnelle des listes électorales débutera le dimanche 12 avril et s’achèvera le dimanche 26 avril. À noter que les prochaines élections législatives se dérouleront conformément à de nouvelles dispositions introduites par l’amendement technique de la Constitution, la modification de la loi relative au régime électoral, ainsi que le nouveau découpage des circonscriptions électorales.
L’Autorité nationale indépendante a explicité, dans un communiqué rendu public hier, les conditions de candidature à l’élection des membres de l’Assemblée populaire nationale, conformément à la loi organique relative au régime électoral, modifiée et complétée, notamment son article 200.
Concernant les conditions relatives aux candidats, ceux-ci doivent être inscrits sur la liste électorale de la circonscription dans laquelle ils se présentent, résider dans la zone géographique qu’ils souhaitent représenter (pour les candidats à l’étranger), être âgés d’au moins 25 ans le jour du scrutin, posséder la nationalité algérienne, justifier de l’accomplissement du service national ou en être dispensé, ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation définitive à une peine privative de liberté pour crime ou délit sans réhabilitation, à l’exception des délits non intentionnels. Ils doivent également justifier de leur situation vis-à-vis de l’administration fiscale, soit par le paiement définitif des impôts dus, soit par un échéancier, soit en prouvant qu’ils ne sont pas imposables. Ils ne doivent pas être connus du public pour leurs liens avec des milieux financiers douteux ni pour leur influence directe ou indirecte sur le libre choix des électeurs et le bon déroulement du processus électoral, et ne doivent pas avoir exercé deux mandats parlementaires consécutifs ou séparés. Ils ne doivent pas non plus occuper des fonctions incompatibles avec l’éligibilité, sauf après une année de cessation d’activité dans la circonscription concernée, conformément à l’article 199 de l’ordonnance n° 21-01 du 10 mars 2021.
Concernant les conditions relatives à la composition des listes de candidats, chaque liste doit comporter un nombre de candidats supérieur au nombre de sièges à pourvoir dans la circonscription, de 7 si le nombre de sièges est impair et de 6 s’il est pair. La liste doit également comprendre au moins un tiers de femmes, la moitié des candidats doit être âgée de moins de 40 ans, et au moins un tiers des candidats doit être titulaire d’un diplôme universitaire. Nul ne peut se présenter sur plus d’une liste ou dans plus d’une circonscription électorale.
Pour les partis politiques, il est exigé qu’ils aient obtenu plus de 4 % des suffrages exprimés dans la circonscription concernée lors des dernières élections législatives, ou qu’ils disposent d’au moins dix élus dans cette circonscription. Les partis ne remplissant aucune de ces deux conditions, ou participant pour la première fois sous l’égide d’un parti politique, doivent soutenir leur liste de candidats par 150 signatures d’électeurs de la circonscription concernée pour chaque siège à pourvoir. Pour les listes indépendantes, chaque liste doit également être soutenue par 150 signatures d’électeurs de la circonscription concernée pour chaque siège à pourvoir. Pour les circonscriptions à l’étranger, les listes soutenues par un ou plusieurs partis doivent être appuyées par 100 signatures d’électeurs de la circonscription concernée pour chaque siège à pourvoir.
Sur cette base, la plupart des partis se retrouveront face au défi de la collecte des signatures, notamment ceux qui participeront pour la première fois après avoir boycotté les précédentes législatives.
Seddik Yahiaoui