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Fonction publique et entreprises : test antidrogue obligatoire pour les candidats à l’emploi

Les candidats à un emploi dans la fonction publique ainsi que dans les entreprises publiques et privées devront désormais se soumettre obligatoirement à un test antidrogue. Cette mesure découle de l’entrée en vigueur des dispositions d’application de la nouvelle loi relative à la prévention et à la répression de l’usage et du trafic illicites de stupéfiants et de substances psychotropes.

Promulguée le 13 juillet dernier, la loi prévoyait l’obligation de fournir des tests de dépistage négatifs attestant de la non-consommation de stupéfiants et/ou de substances psychotropes. Son application restait toutefois conditionnée à la publication d’un texte réglementaire, désormais actée avec la parution, hier lundi au Journal officiel, du décret exécutif n° 26-76 du 14 janvier 2026.

Ce décret fixe les conditions et modalités de prévention de l’usage de stupéfiants et de substances psychotropes lors des procédures de recrutement, tant dans le secteur public que privé. Il précise que sont concernés les candidats aux concours de recrutement dans les administrations, les établissements et institutions publics, les établissements d’intérêt général ou ouverts au public, ainsi que les institutions et organismes du secteur privé.

Selon l’article 3 du texte, les dossiers de recrutement devront obligatoirement comporter, en plus des autres conditions prévues par la législation en vigueur, des tests de dépistage négatifs prouvant que le candidat ne consomme pas de stupéfiants ou de substances psychotropes.

L’obligation ne concerne pas uniquement les nouveaux recrutements. Les fonctionnaires et travailleurs candidats aux examens et tests professionnels, dans les secteurs public et privé, sont également soumis à cette exigence, conformément au décret signé par le Premier ministre, Sifi Ghrieb.

Toutefois, le texte prévoit une exception pour les personnes utilisant certaines substances à des fins médicales ou pour des raisons de santé. Ces candidats sont tenus de déclarer les substances concernées et de joindre à leur dossier un certificat médical justificatif, en plus des tests requis, sauf si la consommation est incompatible avec le poste à pourvoir. Dans le secteur privé, l’avis du médecin du travail peut être sollicité.

En dehors de ces cas précis, les dossiers de candidature ou de participation aux examens et tests professionnels ne comportant pas de résultats négatifs aux tests de dépistage seront systématiquement rejetés.

Le décret précise néanmoins que ces dispositions ne doivent pas être interprétées comme des mesures d’exclusion définitive du recrutement ou de la promotion professionnelle. Les personnes dont les tests révèlent une consommation de stupéfiants ou de substances psychotropes peuvent postuler à des emplois dans les secteurs public et privé après avoir suivi les mesures curatives prévues par la loi du 25 décembre 2004 relative à la prévention et à la lutte contre la toxicomanie.

Mo.B

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