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Algérie–États-Unis : une relance du dialogue sous l’ombre du dossier sahraoui

Le président de la république, Abdelmadjid Tebboune a reçu ce mardi au siège de la présidence de la république, le conseiller principal du président américain pour l’Afrique, en visite à Alger. Auparavant, M. Boulos a été reçu par le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf au siège du ministère à Alger.

Selon  un communiqué du ministère des affaires étrangères, le chef de la diplomatie algérienne s’est entretenu en tête-à-tête avec le responsable américain, avant de co-présider une réunion élargie réunissant des membres des délégations des deux pays. Cette rencontre a permis de passer en revue l’état des relations algéro-américaines et d’examiner les moyens de les renforcer et de les hisser à des niveaux plus élevés, notamment à travers le renforcement du dialogue stratégique et la poursuite de la dynamique positive qui caractérise le partenariat bilatéral, en particulier dans les domaines économique et politique.

La veille, l’ambassade des États-Unis à Alger avait annoncé l’arrivée de Massad Boulos en Algérie, précisant, dans une publication sur les réseaux sociaux, se réjouir de cette visite officielle et exprimant son souhait de renforcer la coopération bilatérale et de poursuivre le travail conjoint en faveur de la paix et de la prospérité dans la région, sans toutefois divulguer le programme détaillé de la visite.

Il s’agit de la deuxième visite de Massad Boulos en Algérie en l’espace de quelques mois, après celle effectuée en juillet dernier. Cette précédente visite avait coïncidé avec des déclarations controversées de responsables de la nouvelle administration américaine évoquant un rapprochement imminent entre l’Algérie et le Maroc, ainsi qu’une normalisation de leurs relations dans un délai de deux mois, dans la perspective d’un règlement du conflit du Sahara occidental.

L’absence de concrétisation de ces annonces a toutefois mis en évidence la complexité du dossier. Du point de vue algérien, la rupture avec le Maroc ne saurait être résolue par de simples déclarations d’intention, mais nécessite des démarches sérieuses et crédibles, dans un contexte marqué par une profonde défiance.

La visite actuelle de Massad Boulos intervient également après la récente décision du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental, ravivant les hypothèses d’une tentative américaine de relancer les efforts de médiation régionale. Depuis sa nomination à ce poste, à la suite de la réélection du président Donald Trump pour un second mandat, Massad Boulos a multiplié les déclarations sur l’Afrique du Nord, affirmant que la position américaine sur le Sahara occidental restait ouverte au dialogue afin de parvenir à une solution acceptable pour les parties concernées.

En avril dernier, il avait déclaré que l’administration américaine cherchait à rapprocher Alger et Rabat et à œuvrer à un règlement du conflit du Sahara occidental, un dossier vieux de près d’un demi-siècle. L’Algérie, pour sa part, réaffirme que cette question relève avant tout d’un processus de décolonisation inachevé et du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément au droit international et aux résolutions des Nations unies.

Moh.B

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