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Ils réclament une intégration totale et sans condition : les syndicats de l’éducation appellent au boycott de la formation

Les syndicats de l’Éducation nationale ont appelé l’ensemble des travailleurs du secteur à boycotter la formation prévue samedi 24 janvier, pour protester contre  l’obligation de suivre une formation pour bénéficier d’une intégration dans les nouveaux grades et  exiger, ainsi,  une intégration totale et sans condition de l’ensemble des personnels du secteur.

Cet appel intervient au moment où les services des directions de l’éducation, en coordination avec les instituts nationaux de formation des personnels de l’Éducation nationale, s’apprêtent à soumettre les enseignants, les surveillants généraux des collèges et les conseillers principaux de la restauration scolaire à différentes formations, à partir de la même date.

Dans ce contexte, le Conseil national des enseignants du secondaire (CNES – « CLA ») a réaffirmé hier son refus de la politique du fait accompli adoptée par le ministère de l’Éducation nationale, sans ouvrir le moindre espace de discussion ou de dialogue avec les partenaires sociaux. Le syndicat s’est interrogé sur l’utilité de soumettre des enseignants ayant plus de 20 ans d’expérience à des formations pédagogiques, alors qu’ils sont classés en tant qu’enseignants de catégorie 2.

De son côté, le secrétaire national du CLA, Faouzi Madkour, s’est étonné de la programmation de rencontres consultatives avec les syndicats du secteur, alors que les dispositions du nouveau statut particulier sont déjà appliquées sur le terrain. Un texte qui, selon lui, est rejeté dans  le fond comme  la forme. Il  a estimé que ces rencontres sont purement formelles et ne traduisent aucune volonté réelle d’ouvrir un dialogue sérieux.

M.Madkour a indiqué, dans une déclaration au journal El Houria, que l’imposition de la formation comme condition à l’intégration constitue une injustice inacceptable à l’égard des travailleurs de l’éducation, soulignant l’absence de toute base juridique obligeant les personnels du secteur à suivre une formation, notamment ceux disposant d’une longue expérience.

L’appel au boycott a été soutenu par plus de 13 syndicats autonomes représentant les différents corps du secteur de l’Éducation nationale. Ceux-ci ont exprimé leur refus du lien entre intégration, promotion et formation, et ont exigé une intégration totale et sans condition, ainsi que l’ouverture d’un dialogue sérieux avant toute mise en œuvre de mesures sur le terrain.

De son côté, le ministère de l’Éducation nationale, à travers les directions de l’éducation des wilayas et en coordination avec les instituts nationaux de formation des personnels de l’Éducation nationale, entame la mise en œuvre d’un programme de formation aux formules multiples à compter du 24 janvier courant. Ce programme concerne les enseignants et les cadres du secteur, selon un calendrier et des conditions bien définis. Il a imposé des conditions strictes pour la réussite de ce type de formation, notamment l’obligation d’une assiduité permanente afin de lutter contre le laisser-aller et les absences répétées sans justification, ainsi que la réussite à un examen de fin de formation avec une moyenne égale ou supérieure à 10 sur 20 lors de l’évaluation finale, condition nécessaire pour l’obtention du succès. Cela permettra de bénéficier des mesures et procédures de titularisation dans les grades nouvellement créés, conformément aux dispositions du nouveau statut particulier, entré en vigueur.

Amel Bici

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