Russes et Ukrainiens se sont retrouvés à nouveau, ce lundi, à Istanbul, en Turquie, pour des négociations directes visant à avancer vers un accord de paix après plus de trois ans de guerre provoquée par l’invasion russe. Comme lors de la dernière rencontre, la délégation russe sera menée par Vladimir Medinski, un conseiller de second plan, tandis que celle des Ukrainiens sera conduite par le ministre de la Défense, Roustem Oumerov. Les attentes sont très faibles, notamment pour un cessez-le-feu.
Avant de lancer le nouveau round de négociations, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est entretenu dimanche soir au téléphone avec son homologue américain Marco Rubio afin « d’échanger leurs points de vue sur diverses initiatives visant à un règlement politique de la crise ukrainienne ».
Si les négociateurs semblent dans les starting-blocks, les échanges s’annoncent compliqués et les espoirs d’aboutir à un cessez-le-feu très minces. Déjà, cette réunion se produit au lendemain d’une attaque sans précédent de drones ukrainiens contre l’aviation militaire russe. Et le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé dimanche à un « cessez-le-feu complet et inconditionnel », que Moscou refuse.
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