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Trafic aérien en Algérie : une baisse de plus de 50 %

L’effondrement de la demande en voyages aériens dans le monde, dû à la pandémie remonte à janvier 2020. Les mesures de confinement à grande échelle, la fermeture des frontières et les restrictions de voyage établies dans le monde entier expliquent la chute du trafic aérien international, par rapport aux niveaux de la période précédant la crise sanitaire.

En effet, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OAIC) avait affirmé que ‘’le trafic international de passagers avait subi une baisse vertigineuse de 60 % en 2020, ce qui a ramené le trafic du transport aérien au niveau de 2003’’, précisant que ‘’les compagnies aériennes ont essuyé durant l’année 2020 des pertes financières de l’ordre de 370 milliards de dollars imputables aux effets de la pandémie de la Covid-19, les aéroports et les fournisseurs de services de navigation aérienne (ANSP) ayant également déploré des pertes de 115 milliards et 13 milliards respectivement’’.

 L’Algérie, il va sans dire, n’est pas en reste ; elle a subi les contrecoups de cette crise sanitaire et les répercussions se font sentir, bien entendu, sur le plan financier. C’est ce qu’a déclaré, avant-hier, le directeur général de l’Etablissement national de la navigation aérienne (ENNA), Youcef Safir. ‘’Le trafic aérien a enregistré une baisse de plus de la moitié en Algérie comparativement à 2019, avant le début de la pandémie du Covid-19’’, a-t-il expliqué dimanche devant la Commission des transports et des télécommunications de l’Assemblée nationale populaire (APN). Il a révélé que ‘’le recul de la navigation aérienne a entrainé une baisse de 50% en 2020 et 45% en 2021, du chiffre d’affaires de l’ENNA qui avoisinait 13,22 milliards DA en 2019’’.

Sauf que le responsable n’a pas été aussi clair dans son exposé concernant la baisse du chiffre d’affaires dans son ensemble. S’agit-il du chiffre d’affaires global des compagnies nationales seulement ou englobant aussi celui des compagnies compétitrices ?

Un rebond vulnérable

Bien que le trafic aérien international ait connu un rebond, la reprise du secteur n’en reste pas moins vulnérable et instable. M. Youcef Safir a prévu une baisse de 40% du chiffre d’affaires en 2022 par rapport aux niveaux enregistrés avant la pandémie (2019).

En effet, la paralysie des sources de revenus provoquée par l’effondrement du trafic aérien a mis à rude épreuve les trésoreries de toute la chaîne de valeurs de l’aviation, ce qui (…) menace des millions d’emplois dans le monde. ‘’De graves répercussions en cascade ont aussi frappé les marchés mondiaux du tourisme, étant donné qu’avant la pandémie plus de la moitié des touristes internationaux prenaient l’avion pour se rendre à destination’’, lit-on dans un rapport de l’OAIC.

Par ailleurs, le responsable a tenu à préciser que la position de l’Algérie en tant que centre de transit international permet à 5.000 compagnies aériennes d’utiliser notre espace aérien, à raison de 260.000 mouvements annuels, soulignant dans la foulée, l’importance “qualitative” des aéroports de Ghardaïa et de Tamanrasset, utilisés comme stations techniques “extrêmement importantes” pour les vols vers l’Afrique.

Farouk B-H.

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