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Situation épidémiologique en Algérie : l’institut Pasteur Tire la sonnette d’alarme

  • 813 nouveaux cas, 528 guérisons et 13 décès

Le directeur général de l’Institut Pasteur Algérie, Fawzi Derrar a affirmé samedi sur les ondes de la radio locale que le nombre des cas de contamination allait être doublé dans les prochains jours. Selon ses propres termes, «Il y a une terrible augmentation des contaminations quotidiennes.»

Le patron de l’Institut pasteur, n’exclut pas le retour à des restrictions plus ou moins dures, y compris «y compris un retour à un confinement total ou partiel dans certaines régions.» C’est effectivement, une idée défendue par une bonne partie de la communauté scientifique en Algérie.

 «Nous attendions cette vague à cause de nombreux indicateurs externes et internes, et l’arrivée de nouveaux variants a changé la donne », a expliqué Fawzi Derrar.

Cette vague est causée par le variant Delta (indien), le plus répandu avec un pourcentage de 2,67%, et également par le variant britannique, avec un taux d’infection qui est de 50,4%, selon le DG de l’Institut Pasteur.

« Ce qui nous inquiète le plus en ce moment, c’est que le variant « delta » qui est très virulent, peut transmettre le virus à au moins huit autres personnes », a expliqué ajoutant que ce variant est responsable de l’admission d’un grand nombre de patients à l’hôpital, et cela crée une surcharge.

Le pic de cette vague interviendra, selon la même source, dans deux semaines, puis les contaminations vont commencer à baisser, sous réserve d’un engagement immédiat en matière de respect des mesures de prévention.

Fawzi Derrar a expliqué son incompréhension face à la réticence des Algériens à se faire vacciner. «Je n’ai pas compris pourquoi les Algériens n’acceptent pas la vaccination», s’est-il interrogé.

Il a affirmé que depuis janvier dernier, nous avons distribué près de 5 millions de doses dans toutes les wilayas, et cette semaine nous recevons 4 millions de doses de Sinovac.

A ce propos, il a indiqué que certains des espaces ouverts de la capitale ne connaissent aucune affluence. Toutefois, il compte sur les imams et les mosquées pour inciter les fidèles et leurs familles à se faire vacciner, annonçant au passage que l’expérience de la capitale sera généralisée au niveau national.

Le professeur Fawzi Derrar assure que depuis le début de la vaccination, nous n’avons assisté à aucun décès, ni de complications graves chez les personnes vaccinées.

«Ce qui me fait le plus mal personnellement, c’est de voir des Algériens mourir quotidiennement sous nos yeux, alors que nous avons des millions de vaccins en stock qui attendent », a-t-il déploré.

Il a également souligné que nous ne voulons pas connaître le scénario indien, européen ou tunisien, la solution est entre nos mains : le port du masque, le respect de la distanciation sociale et la vaccination.

Synthèse : Sid Ali

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