
Le Qatar a confirmé sa disponibilité à reprendre les négociations pour mettre fin à la guerre israélo-palestinienne, à condition que les parties concernées, à savoir le Hamas et Tel Aviv, fassent preuve de sérieux. Le pays a également démenti la fermeture du bureau politique du Hamas à Doha, soulignant que les dirigeants du Hamas circulent entre différentes capitales et disposent de toute la liberté nécessaire.
Cette déclaration a été faite par le Dr. Majed Al-Ansari, porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, lors d’une conférence de presse tenue au siège du ministère à Doha.
Al-Ansari a précisé, en réponse aux questions des journalistes, que si le bureau politique du Hamas devait être fermé, cela serait annoncé par le ministère des Affaires étrangères qatari et non par d’autres moyens. Il a ajouté que les dirigeants de l’équipe de négociation du Hamas ne sont pas actuellement à Doha et se déplacent entre différentes capitales. Le porte-parole a insisté sur le fait que « Doha ne permettra pas que sa position soit exploitée à des fins politiques ». Il a également affirmé que les représentants du Hamas sont les bienvenus au Qatar et peuvent voyager librement, précisant que le bureau n’a pas pour vocation de jouer un rôle direct dans les négociations.
Majed Al-Ansari a révélé que le Qatar coordonne avec ses partenaires en Turquie concernant les questions liées à Gaza et au Liban.
Cette déclaration a fait suite à des informations faisant état d’une coordination qataro-turque visant à fournir un lieu de résidence aux dirigeants du Hamas en Turquie.
Le porte-parole a également abordé la question de la médiation, précisant que le Qatar avait suspendu ses efforts en raison du manque de sérieux des parties impliquées. Lorsqu’on lui a demandé si des tentatives étaient en cours pour relancer le processus de médiation, il a confirmé que la décision de suspension restait en vigueur, sans préciser de délai ou de conditions pour reprendre les négociations. Il a souligné que la position du Qatar reste claire : un cessez-le-feu et l’acheminement d’aide humanitaire vers Gaza.
R.I
LA NATION Quotidien National D'information