Le gouvernement d’occupation israélien a approuvé dimanche un projet de décision visant à entamer des procédures de régularisation et d’enregistrement des terres en Cisjordanie, pour la première fois depuis 1967.
Selon l’agence palestinienne Wafa, citant l’Autorité de radiodiffusion israélienne, cette décision autorise l’enregistrement de vastes zones de la Cisjordanie comme « terres d’État », ouvrant ainsi la voie à un renforcement du contrôle israélien sur ces territoires.
Des responsables du gouvernement d’occupation ont rapidement salué cette décision. Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, figure de l’extrême droite, a déclaré que « la décision d’enregistrer les terres en Cisjordanie empêche les démarches unilatérales, et nous serons responsables de notre terre », selon ses propos. Il a ajouté : « Nous poursuivons la révolution coloniale pour prendre le contrôle de toutes nos terres. »
De son côté, le ministre de la Défense, Israël Katz, s’est félicité de l’adoption de la mesure, affirmant que le gouvernement approuvait, pour la première fois depuis la guerre de 1967, le lancement de l’enregistrement des terres en Cisjordanie. Il a indiqué que la décision permettrait d’enregistrer de vastes superficies comme « propriétés de l’État d’Israël », selon ses termes.
Les deux ministres ont précisé, dans un communiqué conjoint, qu’un budget serait alloué au ministère de la Justice afin d’enregistrer les terres au nom de l’État en Cisjordanie.
Des médias israéliens, dont l’Autorité de radiodiffusion officielle et le quotidien Yedioth Ahronoth, ont rapporté que le gouvernement avait validé une proposition visant à lancer le processus d’enregistrement des terres en Cisjordanie en tant que « biens de l’État ». Cette proposition aurait été présentée par les ministres des Finances Bezalel Smotrich, de la Justice Yariv Levin et de la Défense Israël Katz.
D’après le journal Israel Hayom, l’objectif de cette mesure serait une « régularisation (prise de contrôle) progressive de 15 % de la zone C d’ici 2030 ».
Conformément aux accords d’Oslo II signés en 1995, la zone A est placée sous contrôle palestinien total, la zone B sous contrôle civil palestinien et sécuritaire israélien, tandis que la zone C, qui représente environ 61 % de la superficie de la Cisjordanie, est sous contrôle israélien total.
R.I
LA NATION Quotidien National D'information