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PIB, salaires, taux d’inflation, agriculture…les grandes annonces de Tebboune

Le chef de l’Etat la concordance des chiffres avancés par les institutions financières et économiques internationales, à l’instar de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI) avec les chiffres officiels algériens, concernant le taux de croissance estimé à 4,2% en 2023.

Le PIB qui est de 233 milliards de dollars en 2022, passera à 400 milliards de dollars en 2026, date de la concrétisation des 6000 projets d’investissements inscrits au niveau de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), soit un bond de 167 milliards de dollars en deux ans à peine. C’est là une affirmation du président Tebboune lors de son entrevue périodique, dans la soirée de samedi, avec les représentants des médias nationaux.

Selon lui, le  taux de croissance sera maintenu à ses niveaux actuels en 2026 et 2027. A cet effet, il a relevé la concordance des chiffres avancés par les institutions financières et économiques internationales, à l’instar de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI) avec les chiffres officiels algériens, concernant le taux de croissance estimé à 4,2% en 2023.

Ce qui est interprété par le chef de l’Etat comme “une reconnaissance de la part des instances internationales”. “Cela signifie que nous sommes sur la bonne voie”, a-t-il ajouté, estimant que les indicateurs prévisionnels de l’économie nationale à moyen terme confirment que l’Algérie est en phase de devenir une économie émergente.

Ce qui a amené le président Tebboune à faire une autre annonce importante : cette richesse produite par l’économie permet de financer les augmentations de salaires prévues, d’autant plus que l’Etat, après avoir augmenté les salaires de 47%, complétera les 53% restants pour atteindre une augmentation totale de 100% d’ici à 2026/2027.

Répondant à une question sur la Haute commission nationale des recours liés à l’investissement qu’il a récemment installée, le président de la République a affirmé que les décisions de cette commission seront “exécutoires”, ajoutant qu’elle constitue l’une des mesures prises pour rassurer les investisseurs et éliminer les obstacles administratifs afin d’accélérer la réalisation des investissements.

Le président de la République a également remercié à cette occasion “l’ensemble des investisseurs nationaux intègres, à l’instar du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), qui ont fait confiance à leur pays”.

Pour ce qui est du taux d’inflation qui a flirté les 9% en 2023, le chef de l’Etat a indiqué que l’Etat œuvre  à le réduire à moins de 4%, en vue de préserver le pouvoir d’achat du citoyen. La lutte contre l’inflation figure parmi les trois axes auxquels s’attèle l’Etat pour augmenter le pouvoir d’achat des citoyens, avec l’axe social qui prévoit l’augmentation des salaires et l’institution de l’allocation chômage, ainsi que “la défense de la valeur du dinar algérien”, a-t-il indiqué.

S’agissant de la réévaluation de la monnaie nationale, le chef de l’Etat a assuré qu’elle se fera à travers des mesures économiques, y compris les mécanismes de taux de change au niveau de la Banque centrale, soulignant que le rôle de cette mesure était de réduire la valeur des importations et soutenir ainsi le pouvoir d’achat. Il a précisé, dans ce cadre, que la valeur du dinar avait baissé dans un contexte particulier et dans des “circonstances illogiques marquées par l’injection de fonds via la planche à billets, dont nous subissons aujourd’hui les répercussions”.

Ces mesures seront accompagnées d’une augmentation du volume des investissements dans le pays, a-t-il précisé. Selon lui, les citoyens “affichent de manière générale leur satisfaction de la disponibilité et des prix” des produits, et ce grâce aux mesures prises à l’avance par les pouvoirs publics en vue de réguler le marché des produits de large consommation, y compris la viande dont le programme d’importation a été lancé quatre mois avant le Ramadhan.

A cela s’ajoutent les initiatives de vente directe, du producteur au consommateur sans intermédiaires, selon le président de la République qui a renouvelé ses remerciements aux représentants des commerçants algériens et au Conseil du renouveau économique algérien (CREA) pour leurs efforts et leur adhésion à la stratégie du ministère du Commerce visant à stabiliser les prix. Il a également formé le vœu de voir le marché maintenir la même tendance stable “tout au long de l’année”, faisant état d’une abondance de production de différents produits de consommation, notamment agricoles.

Evoquant le dossier de la sécurité alimentaire, le président de la République a estimé que l’approche adoptée dans ce domaine doit donner l’initiative aux professionnels eux-mêmes, loin du mode administratif centralisé. “Je ne crois pas que le ministère de l’Agriculture doit contrôler, depuis la capitale, la production agricole à Tamanrasset, Djelfa ou El Meniaa.

L’agriculture exige l’esprit d’initiative et l’Union nationale des paysans algériens (UNPA) doit prendre les choses en main avec l’aide de l’Etat, notamment à travers la création de coopératives”, a-t-il déclaré.

Pour le président de la République, “les privés sont la base du développement du secteur agricole et que le ministère intervient pour l’orientation et l’organisation de l’activité agricole”. Il a déploré, dans ce cadre, l’absence de statistiques agricoles précises, d’où la préparation du lancement du recensement général de l’agriculture (RGA), soulignant que l’absence de données exactes incite l’Etat à importer certains produits en fonction de la capacité financière du pays et non en fonction des besoins ou du niveau de la demande.

En revanche, le chef de l’Etat a salué le haut niveau atteint dans plusieurs wilayas du pays dans le domaine de la production agricole et animale, estimant que certaines wilayas ont obtenu des résultats qu’il a qualifiés de “miracle”, à l’instar de celles d’El Oued, de Biskra et de Boumerdes. Il s’est aussi félicité du niveau technique élevé adopté par un nombre important d’investisseurs dans divers filières.

Le président Tebboune a fait état d’un accord prochain avec un “partenaire arabe respecté” dans le cadre d’un projet de 100.000 têtes de bétail, ce qui permettra la production de poudre de lait pour la première fois en Algérie, dans la wilaya d’Adrar, soulignant que “l’avenir appartient à l’agriculture saharienne” en Algérie.

La valeur de la production agricole nationale s’élève à 35 mds/usd, soit 18 % du produit intérieur brut (PIB), contre plus de 5% pour le secteur industriel, a indiqué le président de la République.

Sur un autre chapitre, le président Tebboune a affirmé que les mesures prises à l’avance par l’Etat pour assurer la disponibilité de différents produits de consommation avaient permis de garantir la stabilité des prix pendant le mois de Ramadhan, se félicitant de l’adhésion des commerçants et des industriels aux mesures prises à cet effet. Il a, en outre, fait savoir que la valeur de la production agricole nationale était de 35 milliards USD, soit 18% du produit intérieur brut (PIB), contre plus de 5% pour le secteur industriel.

Synthèse : Ali.C

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