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Pharmaciens d’officines : le Snapo annonce une grève nationale le 28 février

Le Syndicat national des pharmaciens d’officines (Snapo) a annoncé, lundi, l’organisation d’une grève nationale d’une journée renouvelable et ce, dès le lundi 28 février 2022. La décision a été prise lors d’une réunion du Bureau National, en session extraordinaire, samedi 12 février 2022 au niveau du siège national du syndicat à Alger.

Les raisons de ce débrayage? « Les déclarations tenues par le ministre de la Santé devant l’Assemblée populaire nationale sur l’activité pharmaceutique et la profession du pharmacien d’officine’’, et qui ne sont pas du goût du Snapo.  Selon M. Mourad Chabounia, le vice-président du Syndicat national des pharmaciens d’officines, les propos du ministre de la Santé portent un discrédit sur la profession des pharmaciens.

« C’est faux, notre souci est loin d’être le gain facile et notre activité n’est pas basée sur des critères commerciaux ou lucratifs. Témoin notre concours apporté dans la lutte contre la pandémie du Covid-19 et ce, en faisant impliquer 1.200 pharmaciens à travers le pays dans l’opération de vaccination des citoyens contre le coronavirus’’, s’en défend le représentant du Snapo, balayant d’un revers de main les accusations portées à l’encontre des pharmaciens d’officines.

Aussi, le Snapo s’interroge sur les raisons qui ont poussé le ministère de la Santé à ne pas associer les gens de la profession à un‘’ travail sur l’éventuelle révision de la réglementation régissant les officines pharmaceutiques’’.

Le président du Snapo, Messaoud Belambri, affirme être dans l’ignorance des intentions du ministre. « Nous avons d’ailleurs été surpris quand il a annoncé qu’un arrêté était fin prêt et qu’il allait être le sortir rapidement », a-t-il déclaré, ajoutant qu’aucune concertation n’a eu lieu avec les représentants des pharmaciens d’officine.

« Parler de concurrence et donner à cette activité un aspect purement commercial et lucratif, c’est ce que nous refusons », a appuyé le président du SNAPO.

 « On a besoin de 8 000 pharmacies alors qu’on en compte 12 000. On veut encore en créer 12 000 autres pharmacies. Pourquoi ? Pour faire tourner les pouces et qu’on mette nos 71 000 employés au chômage », s’interroge Messaoud Belambri.

F.- B-H

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