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Ministère des Finances : assises nationales consacrées à la réforme fiscale

Invité hier à l’émission « Invité de la rédaction de la Chaine III  de la Radio nationale,  le ministre des Finances, Ayman Benabderrahmane, a annoncé la tenue lundi d’Assises nationales consacrées à la réforme fiscale, « une première en Algérie », visant, déclare-t-il, à «briser les verrous» qui ont fait fuir les Algériens du paiement des impôts en raison, notamment, des « pressions » exercées sur une catégorie particulière d’opérateurs au bénéfice d’une « population » qui s’est toujours placée en dehors de la sphère d’imposition. Notant « anormal » que la fiscalité ordinaire soit majoritairement constituée par une retenue à la source, sous la forme d’un impôt sur le revenu, l’intervenant signale qu’il s’agit, désormais, d’élargir cette dernière en procédant, notamment, à un recensement « juste » de la population fiscale et à un renforcement des capacités de recouvrement. S’exprimant sur le système bancaire, le ministre n’a pas hésité à critiquer la situation de secteur bancaire, accusant :
« les banques n’ont pas joué leurs rôles de levier dans le développement économique», «Nous avons un réseau bancaire très loin de la nécessité du terrain, avec seulement 1660 agences. Notre réseau bancaire est loin aussi de ce qui se passe chez nos voisins ». Toutefois, le ministre a mentionné le manque de confiance qui s’est instauré à cause des anciennes pratiques entre les banques et les citoyens. « Il y a eu un cumul de pratiques dans le passé, qui a fait que les gens perdent confiance en les banques et ce qui a engendré une thésaurisation sans précédent » a-t-il expliqué et impute le manque de liquidités existant actuellement dans les banques. Ainsi, Benabderahmane a insisté : «Nous irons dans une réforme qui encourage l’inclusion financière et aussi de proposer des produits innovant pour attirer l’argent de l’informel» a-t-il insisté.

 Plus de 5000 milliards de dinars hors circuit bancaire

Les autorités tentent ainsi avec tous ces moyens de récupérer les grandes sommes thésaurisées par les citoyens et qui sont estimées à plus de 5000 milliards de dinars. Pour y arriver, les autorités financières ont lancé huit produits bancaires islamiques, dont le premier sera lancé très bientôt par la BNA. Le ministre des Finances a rappelé les chiffres relatifs aux dépenses consenties par l’Etat pour assister les entreprises, publiques et privées confondues, victimes des contrecoups de la pandémie du coronavirus. Ainsi, le gouvernement vient de débloquer en leur faveur une première aide financière de 65,5 milliards de dinars. Le ministre des Finances a annoncé, en outre, que d’autres dispositifs devraient suivre au profit de ces dernières. « Notre souci, déclare-t-il, est de préserver le capital de production de ces entreprises, et partant, l’emploi, des objectifs cardinaux ». « Les fonds sont là », a-t-il assuré, avançant des chiffres de 1000 milliards de dinars et de 10 milliards de dollars, des sommes, précise-t-il, réservées au soutien de l’investissement productif, particulièrement celui destiné à contribuer à la substitution de produits importés.

 Ab. N.

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