Chargé par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a entamé, ce mardi, une visite de travail dans la wilaya de Béjaïa afin de présider la cérémonie de lancement des travaux du projet d’exploitation et de valorisation de la mine de zinc-plomb située entre les communes d’Amizour et de Tala Hamza.
Ce projet marque également une étape importante dans le processus de revitalisation de l’activité minière et du renforcement de la souveraineté industrielle. Au cours de sa visite, le Premier ministre est accompagné du ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures et des Mines, M. Mohamed Arkab, du ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, M. Saïd Sayoud, du ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, M. Mourad Adjal, du ministre de l’Industrie, M. Yahia Bachir, du ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, M. Abdelkader Djellaoui, et de la Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Hydrocarbures et des Mines, chargée des Mines, Mme Karima Bakir.
La mine située dans les communes de Tala Hamza et de Oued Amizour est considérée comme un gisement majeur de zinc et de plomb, classé 12e en termes de réserves à l’échelle mondiale.
Le coût de l’investissement consenti est estimé à 471 millions de dollars. Un permis d’exploitation de la mine a été accordé à la joint-venture algéro-australienne Western Mediteranean Zinc. Le projet devrait produire annuellement 170.000 tonnes de concentré de zinc et 30.000 tonnes de plomb.
Avec le lancement de ce projet, l’Algérie aura concrétisé deux des trois grands projets miniers engagés ces dernières années, après la mise en exploitation du gisement de minerai de fer de Gara Djebilet, près de Tindouf. Le troisième grand projet est celui du gisement de phosphate de Tébessa dont l’entrée en production est prévue en 2027.
Pour Mustapha Mekidèche, l’ancien président du panel du mécanisme africain d’évaluation par les pairs et ancien dirigeant de l’Entreprise nationale de l’ingénierie pétrolière, le projet de la mine d’Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa, est « le fruit d’une préparation de longue haleine ».
Il a insisté, lors de son passage à l’émission « L’Invité du jour » sur la Chaine 3 de la Radio algérienne, sur la complexité de la phase préparatoire, notamment en matière d’acceptabilité sociale et de concertation locale avec les autorités, les associations et les riverains. Les aspects fonciers et les emprises nécessaires pour la mine, l’usine et les infrastructures de transport ont également été déterminants.
Sur le plan stratégique, Mekidèche ajoute que ce gisement est comparable aux grands projets hydrocarbures. Avec des réserves estimées à 34 millions de tonnes de zinc et de plomb, il s’inscrit dans une exploitation sur vingt ans, structurée en trois phases : réalisation, exploitation et réhabilitation. La phase finale inclut la remise en état des sites pour limiter les impacts environnementaux, le traitement des déchets et la prévention des nuisances.
Le projet, poursuit l’invité de la Chaine3, devrait renforcer la position de l’Algérie sur le marché international et attirer des investissements, tout en stimulant l’économie locale, créant des emplois, développant les infrastructures et formant de jeunes Algériens aux métiers miniers et aux nouvelles technologies.
Synthèse : A. Ch
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