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Manifestations dans climat tendu à Alger

Premier anniversaire du Hirak

Des milliers de personnes se sont rassemblées hier dans les principales artères de la capitale à l’occasion du premier anniversaire du déclanchement du mouvement citoyen contre le régime de Bouteflika. Le 22 février, il ya un an, jour pour jour, le hirak est né, donnant le ton d’un ras-le bol général d’un système qui a humilié, spolié, pillé le pays et son peuple.

En écho à l’appel lancé hier et relayé sur les réseaux sociaux, des manifestants en provenance de plusieurs quartiers d’Alger se sont retrouvés dès le début de la matinée près de la Grande poste, édifice emblématique de la contestation, pour réaffirmer de nouveau leur détermination à aller jusqu’au bout.

Un important dispositif policier est déployé hier matin. Des dizaines de véhicules de police, de véhicules anti-émeutes et de fourgons cellulaires sont stationnés en haut de la rue Didouche Mourad, sur la Place Maurice Audin et le Boulevard Mohamed V. A l’entrée est d’Alger, un bouchon monstre s’est formé au niveau Des Bananiers, signe d’un filtrage rigoureux.

Moins nombreux que lors des marches de vendredi, les manifestants ont spontanément décidé de marcher vers El Mouradia, siège de la présidence de la République. Empruntant la rue Didouche Mourad, les manifestants ont été stoppés à hauteur du siège du RCD où un bouclier de forces anti-émeute a été dressé alors que de nombreux fourgons et camions de police ont été garés en travers de la chaussée.

Au fil des minutes, la foule devenait très compacte à telle enseigne qu’en milieu de matinée, cette rue commerçante était noire de monde alors que tous les magasins s’y trouvant ont baissé rideau. « Rendez le pouvoir au peuple », « Nous ne sommes pas venus faire la fête, mais pour vous dégager », « Nous avons dit que la bande doit partir » ont longuement scandés les manifestants déployant comme souvent des drapeaux et autres emblèmes amazighs tandis que d’autres portaient les portraits de détenus d’opinion.

Alors qu’ils tentaient de forcer le bouclier des forces antiémeute, les manifestants ont été arrosés par un canon à eau. Une réaction qui a provoqué quelques scènes de bousculades. Une tension était même perceptible alors des voix fusaient pour clamer : « Silmiya, silmiya » au moment où d’autres vociféraient « pouvoir assassin ».

Face à cette intransigeance des services de sécurité, les manifestants ont haussé la voix pour réitérer qu’ils ne sont pas disposés à renoncer à leur lutte : « Ya Hna ya ntouma maranach habssine » ou encore « Dawla madania machi askaria.»

R.N

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