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Lourd réquisitoire dans le procès de Chakib Khelil

Le procureur de la République près le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) a requis ce mardi, une peine de 20 ans de prison ferme à l’encontre de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, dans le cadre du premier procès dans l’affaire de corruption lorsqu’il était à la tête du secteur.

 Le représentant du ministère public avait même requis à l’encontre de l’un des hommes du Président déchu, une amende de 2 millions DA, le maintien du mandat d’arrêt international émis en septembre 2019, la confiscation des biens immobiliers, mobiliers et comptes bancaires, ainsi que ceux des membres de sa famille. Rappelons que les audiences du procès des principaux accusés poursuivis pour corruption avaient eu lieu avant-hier, au pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M’hamed, à Alger.  Une peine de 10 de prison ferme et une amende d’un million DA ont été requises contre l’ancien P-dg de la Sonatrach, Mohamed Meziane et son adjoint, Abdelhafidh Feghouli. Le procureur de la République a également requis une peine de 4 ans de prison ferme et un million DA à l’encontre du directeur des affaires juridiques à Sonatrach, Boumediene Abbas.  Les accusés sont poursuivis pour des délits liés à la dilapidation de deniers publics, abus de fonction, conclusion de marchés publics contraires à la réglementation en vigueur notamment lors de conclusion du marché pour la réalisation du complexe gazier d’Arzew (Oran) en 2008, lors duquel le Groupe italien Saipem a été privilégié, sur instruction de l’ancien ministre, Chakib Khelil, au détriment de la société émiratie “Petrofac” qui avait pourtant présenté une meilleure offre. Il y a lieu de rappeler qu’un mandat d’arrêt international a été lancé par le tribunal de Sidi M’hamed contre Chakib Khelil, son épouse et ses deux enfants, en 2013, puis annulé en 2015, avant d’être réactivé, il y a quelques mois, pour être poursuivi dans six autres affaires instruites par la Cour suprême et transférées, par la suite au pôle pénal financier près le tribunal de Sidi M’hamed, à Alger.

Notons que le Trésor public, qui s’est constitué en partie civile, a réclamé, lundi, plus de 127 milliards de DA à titre de dédommagement par les sociétés poursuivies dans l’affaire de l’ancien ministre de l’Energie Chakib Khalil. Par ailleurs, une peine de 10 ans de prison ferme et une amende d’un million DA ont été requises à l’encontre des accusés, Gilbert Bulato et Massimo Gallipoli Steal, représentants du Groupe italien. Le procureur de la République a, par ailleurs, requis une peine de 3 ans de prison ferme et une amende de 200.000 DA à l’encontre des autres accusés, à savoir des cadres des Douanes et des transitaires avec confiscation de leurs biens immobiliers et bancaires. Une amende valant le double des factures gonflées dont le montant dépasse, selon l’expertise réalisée les 9 millions Usd, a été requise à l’encontre des personnes morales.

 F. B-H.

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