Accueil / La Une / Libye : assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen

Libye : assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen

Saïf al-Islam Kadhafi, l’un des fils de l’ex-dirigeant Mouammar Kadhafi, longtemps vu comme son successeur potentiel et recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, a été tué mardi 3 février, ont confirmé plusieurs sources.

La chaîne Libya al-Ahrar a affirmé que « des personnalités proches » de Saïf al-Islam Kadhafi ont fait part de son décès « sans (en) révéler les circonstances ». Son conseiller et représentant au comité du dialogue national, Abdullah Othman Abdurrahim, a indiqué qu’il était décédé dans une publication sur Facebook, sans autres précisions.

 « Le docteur Saïf al-Islam est tombé en martyr », a de son côté déclaré son cousin, Hamid Kadhafi, par téléphone à la chaîne Libya al-Ahrar.

Un commando de quatre personnes aurait perpétré l’assassinat, selon le conseiller de Saïf al-Islam Kadhafi

Selon plusieurs médias, Saïf al-Islam est mort au sud de la ville de Zintan, dans l’ouest de la Libye. L’homme de 53 ans était seul chez lui, quand il a succombé à des tirs de quatre hommes armés qui ont fait irruption à son domicile en prenant soin de désactiver les caméras de surveillance. Ils « ont pris d’assaut la résidence de Saïf al-Islam Kadhafi après avoir neutralisé les caméras de surveillance, puis l’ont exécuté », a écrit la chaîne Libya al-Ahrar sur X, citant les propos d’Abdullah Othman Abdurrahim rapportés par la chaîne. L’avocat de Saïf al-Islam a confirmé auprès de l’AFP qu’un « commando de quatre personnes » avait tué le fils de Mouammar Kadhafi à son domicile.

Certaines sources ont accusé la brigade 444 d’avoir perpétré cet assassinat. Cette brigade dirigée par Mahmoud Hamza a rapidement nié son implication dans l’assassinat. « Nous affirmons qu’il n’y a aucune force déployée à Zintan et nous nions l’existence d’une décision de poursuivre Saïf al-Islam Kadhafi », indique leur communiqué.

« Il ne sera pas enterré avant la fin de l’enquête »

Une photo de son corps allongé à l’arrière d’une Toyota circule sur les réseaux sociaux. Son conseiller politique affirme que sa dépouille a été transportée dans un hôpital privé à Zintan, et que quatre juges sont déjà arrivés dans la ville pour mener une enquête. « Il ne sera pas enterré avant la fin de l’enquête » affirme son conseiller.

Son avocat Abdallah Zaydi a déploré « l’assassinat lâche de Saïf al-Islam. Un crime odieux qui s’ajoute à la série de crimes commis contre le peuple libyen. »

Longtemps présenté comme le successeur potentiel de son père, Saïf al-Islam, 53 ans, s’était forgé une image de modéré et de réformateur. Une réputation qui s’est effondrée quand il a promis des bains de sang au début de la rébellion. Recherché par la CPI pour crimes contre l’humanité, il avait été arrêté dans le Sud libyen. Longtemps détenu à Zintan, il a été condamné à mort en 2015 à l’issue d’un procès expéditif avant de bénéficier d’une amnistie.

En novembre 2021, il avait déposé sa candidature à la présidentielle, qui devait se tenir en décembre de cette même année. L’élection ne s’est finalement pas tenue.

R.I

A propos LA NATION

Voir Aussi

11 individus appréhendés en flagrant délit :  saisie géante de comprimés psychotropes

Le juge d’instruction près le Pôle pénal national de lutte contre le terrorisme et la …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *