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Importation de viandes rouges et blanches : mise ne place d’un programme spécial Ramadhan 2025

Toute tentative de spéculation durant le Ramadhan serait “vouée à l’échec” au regard des mesures proactives visant à assurer l’approvisionnement du marché national en quantités suffisantes, voire “plus que l’année dernière”.

Les Algériens ne manqueront pas de viande durant le prochain mois de Ramdhan qui débutera en mars 2025. A un peu plus du début du mois de jeûne, le gouvernement prend ses devants pour assurer la disponibilité de ces deux produits très prisés par les Algériens.   En effet, le ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Tayeb Zitouni, a annoncé, lundi à Alger, la mise en place d’un programme exceptionnel d’importation de viandes rouges et blanches, en prévision du mois de Ramadhan. Visitant les stands de la 32e Foire de la production algérienne, il a souligné que ce programme qui vise à assurer la disponibilité de cet aliment essentiel durant le mois sacré et à préserver le pouvoir d’achat du citoyen, sera exécuté en coordination avec le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. En outre, il sera procédé à l’ouverture de marchés de proximité à travers toutes les daïras deux semaines avant le mois sacré.

Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, et celui du Commerce avaient annoncé dans un communiqué conjoint publié le 13 octobre dernier,  que les avantages douaniers et fiscaux relatifs à l’importation des viandes rouges et blanches seront maintenus pour l’année 2025, en vue d’assurer l’approvisionnement régulier du marché et de protéger le pouvoir d’achat du citoyen. Ainsi, les deux ministères avaient reconduit pour l’année 2025  du système d’importation des viandes rouges et blanches, entré en vigueur début octobre 2023, en maintenant les mêmes avantages (réduction des droits douaniers et suppression de la TVA).   Ils avaient aussi souligné l’importance de “revoir la méthode d’exploitation des licences d’importation par les opérateurs, et ce en fixant au préalable les délais de leur exploitation en fonction des objectifs fixés par les pouvoirs publics et des besoins du marché”.

En prévision du mois de Ramadhan 2024, le ministère du Commerce et de la Promotion des exportations avait importé 100 000 tonnes ce produit. Le prix de la viande importée avait été fixé à 1.200 dinars par kilogramme, tandis que la viande locale se vendait à plus de 2.000 dinars par kilogramme.

Pour répondre à la demande nationale en viandes et maintenir la stabilité des prix sur le marché local, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural avait annoncé, en septembre 2023, la réouverture de l’importation de  viandes rouges et blanches. L’importation avait concerné non seulement les viandes blanches, mais aussi les  viandes bovines fraîches, réfrigérées et emballées sous vide. De plus, les importateurs avaient la possibilité d’importer de la viande ovine fraîche, réfrigérée et congelée.

Si le recours à l’importation permet momentanément de faire face à la faiblesse de l’offre locale en matière de viandes, le gouvernement se doit d’imaginer des solutions plus pérennes afin d’en finir définitivement avec ce problème récurrent. Plutôt que de recourir chaque année à l’importante d’importantes quantités de viandes, il est dans l’intérêt du pays de mettre en place politique plus audacieuse d’encouragement des producteurs locaux afin d’assurer ce produit de l’année disponible en quantité tout le long de l’année et avec un prix à la portée de larges couches de la société.

Sur un autre registre et pour couvrir la demande croissante durant le mois du jeûne, les transformateurs ont été enjoints de doubler la production du sucre blanc et de l’huile de table à partir de janvier 2025 et d’augmenter le quota mensuel du lait en poudre pour les laiteries. Il est prévu également la prolongation du système de quotas supplémentaires pour le blé dur destiné à 165 minoteries pour assurer des quantités supplémentaires de semoule. Parmi les mesures prises aussi, l’ouverture des marchés de proximité au niveau de chaque daïra deux semaines avant le Ramadhan, en autorisant la vente au rabais et la vente promotionnelle pour tous les produits, y compris les vêtements.

M. Zitouni a averti que toute tentative de spéculation durant le Ramadhan serait “vouée à l’échec”, au regard des mesures proactives visant à assurer l’approvisionnement du marché national en quantités suffisantes, voire “plus que l’année dernière”.  A cet égard, il a souligné que la stabilité des prix fait partie des engagements du président de la République envers les citoyens, que le secteur du commerce intérieur œuvre activement à sa concrétisation avec ses partenaires en vue de garantir la disponibilité des produits à des prix accessibles aux citoyens. Après avoir rappelé que la loi de finances 2025 ne prévoyait aucune augmentation ni charge supplémentaire pour les entreprises, M. Zitouni a invité les opérateurs économiques à garantir la stabilité des prix, assurant qu’il n’y a “aucune raison pour augmenter les prix au cours de l’année à venir”.

Ali.C

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