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 Hausse du PIB de l’Algérie en 2022

Pour le premier ministre, Aimene Benabderahmane, les clignotants de l’économie algérienne sont plus que jamais au vert. C’est ce qu’il a laissé entendre, dans son intervention à l’ouverture, hier au CIC (Alger), de la 47e réunion annuelle des gouverneurs des banques centrales et des institutions monétaires arabes. Selon lui, les indicateurs macroéconomiques et financiers du pays ont connu «une évolution remarquable» en dépit des crises qu’a connues le monde. Le PIB, après sa réévaluation à travers le rebasage, a atteint 233 milliards USD en 2022 et celui moyen par habitant 5187 USD de la même année. «L’Algérie tend à préserver le pouvoir d’achat du citoyen par la subvention des produits de large consommation dans le cadre d’une politique économique efficace face à l’inflation, notamment en ce qui concerne l’importation », a-t-il dit. Une déclaration qui vient conforter celle déjà faite début août dernier par le président Tebboune qui avait avancé le chiffre de 225 milliards de dollars. « Le PIB n’avait pas dépassé 100 milliards USD en 2009, et aujourd’hui, sans même aborder le marché et la production parallèles, nous sommes parvenus à 225 milliards USD comme chiffre officiel », a-t-il annoncé lors d’une entrevue accordée le 05 août aux représentants des médias nationaux. «L’Algérie n’a pas voulu déclarer plus de 225 milliards USD, comme chiffre officiel du produit intérieur brut (PIB) en 2022, alors qu’en réalité, il pourrait se situer entre 240 ou 245 milliards USD », a-t-il ajouté. En outre, les comptes nationaux trimestriels publiés récemment par l’ONS ont révélé que «en valeur courante, le PIB du 1er trimestre 2023 a connu une hausse de 9,1% contre 24,9% une année auparavant ». Quant à la  croissance hors hydrocarbures, elle a été « plus remarquable » au premier trimestre 2023, a encensé l’ONS, en  atteignant les 4,0% par rapport aux trois premiers mois de l’année 2022, soutenue principalement, a précisé l’ONS, par les activités industrielles, le Bâtiment-Travaux Publics et Hydraulique (BTPH), le commerce et les Hôtels Cafés Restaurants, qui ont connu des taux d’accroissement élevés de 6,1%, 4,7%, 6,0% et 7,9% respectivement.

En juin dernier, la Banque mondiale a supputé, dans son rapport de suivi de la situation économique en Algérie, sur une croissance de 1,8% du PIB de l’Algérie en 2023, résultant, selon elle,  de la croissance de l’activité hors-hydrocarbures (+2,2%) et de la stabilité du PIB des hydrocarbures (+0,6%). «Le secteur hors hydrocarbures devrait soutenir la croissance en 2023 », a-t-elle affirmé. « Le rythme de l’activité économique hors hydrocarbures s’est accéléré en 2022, porté par un rebond de la production agricole et une croissance soutenue de la consommation privée. Certains indicateurs suggèrent une poursuite de la croissance à travers les régions au premier trimestre 2023 », a encore indiqué l’institution financière internationale.

Pour ce qui est de la balance commerciale de l’Algérie, elle  a enregistré un excédent de 26 milliards USD en 2022 et devrait se poursuivre avec la même cadence en 2023 en dépit du recul des prix des hydrocarbures par rapport à 2022, a indiqué le Premier ministre, assurant que l’Algérie «poursuit sa stratégie visant la diversification de l’économie et de ses sources de revenus et l’élargissement de ses investissements les plus productifs».

Ali Chikhi

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