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Grâce présidentielle : les détenus du Hirak sont-ils concernés ?

On s’attendait à la libération de plusieurs détenus du Hirak en cette date anniversaire du recouvrement de l’indépendance du pays. Mais à l’heure où nous mettons sous presse, aucune information officielle à ce sujet n’a été publiée.

Pourtant, le chef de l’Etat a signé cinq décrets allant dans ce sens, selon indique un communiqué de la présidence de la République rendu public ce lundi 4 juillet.

Les prisonniers dont les chefs d’accusation ne dépassent pas les faits d’attroupement devraient, en principe, retrouver leur liberté. Quelques centaines de prévenus attendent de bénéficier de la grâce présidentielle en ce 5 juillet.

Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) ne s’est pas prononcé sur la question. Hier, à l’occasion du soixantenaire de l’indépendance, l’organisme a publié un communiqué dans lequel il a appelé les jeunes à construire une “une Algérie nouvelle et forte”.

Pour le CNDH, “l’Algérie libre et indépendante est édifiée par des jeunes engagés et déterminés à relever les défis pour faire régner la justice sociale et le respect de la Loi et des droits de l’homme”. Il a affirmé que le pays “a fait entendre sa voix haut et fort sur la tribune des Nations unies dont la Charte considère la soumission des peuples à la servitude, à la domination et à l’exploitation, comme un déni des droits fondamentaux de l’homme et une entrave à la paix et la coopération mondiales”. Il a, d’autre part, rappelé “une autre épopée, celle de la récupération des crânes de 24 chefs de la Résistance populaire et de leurs compagnons après avoir été gardés depuis plus de 170 ans au Musée de l’Homme à Paris”.

Rappelons que la grâce du président de la République peut être “ordinaire” destinée aux détenus du droit commun définitivement condamnés ou “exceptionnelle” touchant “certaines catégories spécifiques”.

La première concerne plus de 14 mille détenus, condamnés définitivement dans des affaires de recel d’objets volés, escroquerie, atteinte aux biens immobiliers et “utilisation des réseaux sociaux à des fins subversives”.

Les prisonniers dont l’âge est inférieur à 65 ans verront leur peine réduite de 18 mois, contre 24 mois pour les plus de 65 ans. Dans le cas des 14 condamnés à la mort et les 27 à la perpétuité leur peine sera commuée à 20 ans de prison ferme.

M. Fergad

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