Au moins 52 Palestiniens sont tombés en martyrs ce lundi, dans des bombardements de l’armée sioniste sur la bande de Ghaza”, a rapporté la Défense civile. “Le bombardement sioniste sur Ghaza s’est poursuivi depuis minuit et durant les premières heures de la matinée, faisant 52 martyrs”, a déclaré le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal. Il a précisé que les bombardements étaient toujours en cours dans l’arpès-midi.
Le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza s’est alourdi à 53.486 martyrs et 151.398 blessés, depuis le 7 octobre 2023, ont indiqué lundi les autorités sanitaires palestiniennes. Selon la même source, les corps de 136 martyrs et 364 blessés sont arrivés dans les hôpitaux de Ghaza en 24 heures.
Les autorités sanitaires palestiniennes ont, en outre, souligné que 3.340 Palestiniens sont tombés en martyrs et 9.357 autres ont été blessés depuis le 18 mars, date de la reprise de l’agression sioniste, notant que les corps de nombreuses victimes se trouvent encore sous les décombres.
Un accord de cessez-le-feu était entré en vigueur le 19 janvier à Ghaza après plus de 15 mois d’agression génocidaire sioniste, provoquant une catastrophe humanitaire sans précédent. Les forces de l’occupation ont repris le 18 mars leur agression contre Ghaza, après une interruption de deux mois, consécutive à l’accord de cessez-le-feu.
98 martyrs palestiniens chaque jour depuis le 12 mai
L’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’Homme a déclaré que 98 Palestiniens en moyenne sont tués chaque jour, depuis le 12 mai par les forces d’occupation sionistes dans la bande de Ghaza, dont 81 par bombardements directs et 17 à cause de la famine et de la privation de soins médicaux ainsi que de produits de première nécessité.
L’Observatoire a déclaré, dans un communiqué publié dimanche soir sur son site officiel, que “cette hausse des meurtres s’inscrit dans le cadre d’une escalade généralisée des forces d’occupation et de leur adoption d’une politique de la terre brûlée et de la destruction totale de ce qui reste des quartiers et des infrastructures dans la bande de Ghaza”. “Cela fait partie d’une approche continue depuis plus de 19 mois, caractérisée par des massacres, la famine et la destruction systématique des fondements de la vie, dans le but d’anéantir la société palestinienne à Ghaza et d’effacer toute possibilité de son retour ou de sa reconstruction”, a ajouté la même source.
L’Observatoire a noté aussi qu'”entre le 12 mai et dimanche après-midi, les forces d’occupation ont documenté la mort de 564 Palestiniens par bombardements directs, et de 122 autres à la suite de la famine et du refus de soins médicaux, soit un rythme quotidien de 98 martyrs”. De plus, 1386 blessés civils ont été dénombrés durant cette période, soit un taux quotidien d’environ 233 blessés.
Par ailleurs, l’Observatoire a averti que le blocus humanitaire sioniste et la fermeture complète des points de passage imposés depuis le 2 mars à Ghaza “ont des effets dévastateurs à long terme, affectant principalement les groupes les plus vulnérables” de l’enclave palestinienne. Et d’ajouter que cela fait partie d’une politique sioniste systématique visant à détruire les fondements de la subsistance quotidienne des gens et à éliminer toute alternative possible à la survie.
L’Observatoire a souligné que ce blocus “est devenu un outil stratégique utilisé pour commettre le crime de génocide”. A cet effet, il a rappelé à la communauté internationale que “mettre un terme au crime de génocide sous toutes ses formes, y compris la famine, garantir l’entrée de l’aide humanitaire et mettre fin aux graves violations contre les civils palestiniens, sont des obligations juridiques absolues qui ne peuvent être soumises à aucune négociation ni à aucun arrangement politique ou sécuritaire”.
Ghaza a besoin de 600 camions d’aide par jour
La bande de Ghaza a besoin de 600 camions d’aide humanitaire par jour afin de répondre aux besoins essentiels de la population de l’enclave, soumise à un blocus humanitaire sioniste étouffant depuis plus de deux mois, a indiqué le directeur des programmes humanitaires d’Oxfam, Wassim Mushtaha, lundi.
Dans une déclaration à des médias, Mushtaha a rappelé que l’occupation sioniste ferme les points de passage depuis le 2 mars dernier, soulignant que les besoins humanitaires “sont très élevés”. “Cela nécessite l’entrée d’au moins 600 camions d’aide par jour avec une variété de fournitures humanitaires, notamment de la nourriture, des médicaments et de l’eau, ce qui explique que la plupart des habitants de Ghaza ne peuvent pas obtenir de nourriture”, a-t-il ajouté.
L’armée d’occupation a fermé les points de passage reliant la bande de Ghaza depuis le 2 mars en empêchant l’entrée dans le territoire de camions d’aide et d’engins lourds nécessaires pour enlever les décombres et à la reconstruction de l’enclave ravagée par une agression sioniste génocidaire depuis le 7 octobre 2023.
Depuis plusieurs semaines, des responsables de l’ONU et d’ONG multiplient les avertissements concernant la pénurie de nourriture, de médicaments et de carburant dans la bande de Ghaza, où l’aide humanitaire est vitale pour les 2,4 millions d’habitants. Selon le rapport IPC (Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire) publié lundi dernier, Ghaza est confrontée “à un risque critique de famine”.
300 membres de l’ UNRWA tués
Le commissaire général de l’Office de secours et de travaux de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), Philippe Lazzarini, a indiqué que plus de 300 membres de l’agence onusienne ont été tués depuis le début de l’agression sioniste génocidaire contre la bande de Ghaza, le 7 octobre 2023. “Tout au long de cette guerre, l’une des informations les plus terribles que je reçois régulièrement est le nombre de morts parmi le personnel de l’UNRWA”, a écrit Lazzarini dans un message publié dimanche soir sur les réseaux sociaux. “Aujourd’hui, le nombre de morts a dépassé le cap macabre des 300”, a-t-il déploré, précisant que “la grande majorité des employés ont été tués par l’armée (sioniste) avec leurs enfants et leurs proches: des familles entières anéanties”. “Plusieurs d’entre eux ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions alors qu’ils servaient leur communauté”, a-t-il poursuivi. Et d’ajouter : “les personnes tuées étaient principalement des travailleurs de la santé et des enseignants de l’ONU qui soutenaient leurs communautés”. “Rien ne justifie ces meurtres. L’impunité mènera à davantage de meurtres. Les responsables doivent rendre des comptes”, a conclu Lazzarini.
R.I
LA NATION Quotidien National D'information