Accueil / En vrac / En vrac par Madjid Khelassi : Lemoui , un prince chez les footeux

En vrac par Madjid Khelassi : Lemoui , un prince chez les footeux

Kamel Lemoui vient de tirer sa révérence à l’âge de 83 ans. Que dire de cet ancien footballeur, si ce n’est qu’il fut tout simplement un prince chez les footeux. Excusez du peu.

Nous sommes au milieu des années 60…et le Mouloudia d’Alger, a fière allure, avec une équipe, qui n’avait encore gagné, ni coupe, ni championnat, mais qui charmait les foules, avec une pléiade d’artistes du ballon rond, emmenée par un  certain  Aouadj Zoubir , première star du foot de l’Algerie post- indépendance. 

Aux côtés des  Zerga, Marouf, Bousseloub, Sennane, Atbi, Zeriat, Bouras, Saadi, Loucif …brillait une pépite qui avait pour nom Kamel Lemoui. 

Mais avant de briller au Mouloudia, comme inter droit (comme on disait à l’époque), Lemoui avait déjà eu une vie comme gardien de but, à L’AS Béziers. 

Rentré en Algérie, Lemoui se mua en joueur de champ, avec un bonheur qu’il n’avait pas connu comme gardien. 

Surnommé «tête d’or» à cause  d’une détente et d’un jeu de tête inégalable, il marqua son passage au Mouloudia comme personne, à une époque où le foot était plus rugueux. Et estampilla à jamais l’histoire du doyen. 

Ce «Monsieur» du football , nous l’eûmes comme prof de sport, au lycée Okba.

Et c’est ainsi que nous découvrîmes, un être venu d’une autre planète sportive, tellement il excellait dans tous les sports. Barres parallèles, cheval d’arçon, foot, hand, basket…Aucune des disciplines sportives n’avait de secret pour lui. 

Nous étions encore lycéens, quand il signa au CRB et fit une autre mue…celle de jouer comme libéro. 

Et là aussi, l’art et la manière furent au rendez-vous, dans un groupe où tous les joueurs, et à leur tête Lalmas, étaient internationaux. 

Il y’eut Lemoui le footballeur, mais aussi l’homme…Et la barre là, est placée très haut dans l’échelle des valeurs. 

Généreux, altruiste, modeste, immensément cultivé, mais d’une humilité sans pareille, Kamel Lemoui fut à lui seul une école. 

Les mômes que nous étions furent marqués à vie… par ce superman, au regard vert thym, qui nous fit entrer de plein pied dans la vraie vie. 

Et de cela, mille fois merci Mr Lemoui. Ta rencontre qui changea notre rapport à la vie, habitera pour toujours nos cœurs modifiés par ton exemple. 

A propos LA NATION

Voir Aussi

Par Anouar El Andaloussi : la bureaucratie et l’informel, un mariage consanguin : que peut faire le numérique ?

La bureaucratie n’est pas nécessairement un modèle mauvais, c’est tout le contraire, si l’on se …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *