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“En vrac” par Madjid Khelassi : Belaili, roi du Maghreb

L’Algérie élimine le Maroc de la coupe arabe de football FIFA Qatar 2021, au terme d’un match qui aura tenu en haleine toute l’Afrique du Nord, pour ne pas dire le Maghreb, ce vieux rêve des  habitants d’un ensemble impossible  à fédérer. 

Ce match et quel match, -déjà sous-tendu par des relations algéro-marocaines parties en quenouille, -riche en émotions et dont le fait marquant fut le but stratosphérique de Belaili ( sans doute le plus beau but de l’histoire du football algérien )révéla que le foot  (et les émotions qu’il déclenche), même s’il va jusqu’aux penaltys , se fiche éperdument des différents politiques.

Belaili , sorte de Modigliani du ballon rond fut à lui seul le Maghreb…poignets de main , accolades , embrassades avec ses adversaires .

 Sa prestation découlant des idéaux du sport, qu’orne  un chouïa  de génie, fit oublier l’instant d’un match, les accrocs et autres couacs politiques qui bercent le Maghreb des illusions.

Tout le monde s’attendait à ce  que les relations diplomatiques déteignent sur cette rencontre « au sommet ». 

Point de tout cela.  Et pour une fois le roi n’était pas marocain mais algérien. 

Cela pourrait s’intituler : Maghreb du foot et son roi d’un soir…Belaili. 

Tant l’enfant d’El Bahia nous rappela, par ses arabesques, ses incursions , ses slaloms et ses banderilles, quelques illustres footballeurs qu’on appelait nords-africains et qu’étaient les Ben Barek, Bettache, Akesbi, Bentifour , Zitouni , Mekhloufi et autres légendes d’une contrée fertile en génies…footeux.  

L’affiche d’hier donna lieu à un match âpre, indécis, haletant mais jamais navrant ni désolant.  

Scènes de foot de très haut niveau, et scènes de tribunes, réunissant dans un antagonisme teinté de fraternité sportive qui mirent au piquet le Maghreb des discours et des différents idéologiques. 

Et si le foot construisait tout seul le Maghreb ?  Le diable s’engouffre déjà dans la politique. 

Mais restons dans le foot…car hier on n’avait de yeux que pour Belaili , ce petit fennec du désert algérien , qui a lui seul dompta les lions de l’Atlas marocain.  Et de cet exploit , même Tartarin de Tarascon himself n’aurait pas compris grand-chose. 

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