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CAN 2025 : un “scandale sans précédent” dans l’histoire de la compétition continentale

Les décisions arbitrales lors des rencontres de l’édition 2025 de la Coupe d’Afrique des nations de football, ont suscité une large controverse dans les milieux sportifs et une vague de critiques d’experts et de spécialistes qui considèrent que ce qui s’est passé constitue un “scandale sans précédent ” dans l’histoire de la compétition continentale.

De nombreux anciens arbitres internationaux se sont accordés à affirmer que l’arbitrage a directement affecté les résultats de plusieurs matchs et a gravement entaché la crédibilité de cette compétition de football, en raison des erreurs d’arbitrage qui ont lésé aussi bien l’équipe d’Algérie que d’autres formations participantes.

L’ancien arbitre international Abdelaziz Chadli a déclaré à l’APS, à ce propos, que ce qui s’est passé, en réalité, lors de cette CAN “n’était rien d’autre qu’un scénario planifié en coulisses, en collusion avec le pays organisateur “, ce qui a “nui gravement à la crédibilité des instances footballistiques africaines et porte atteinte à leur réputation sur la scène internationale “.

M. Chadli, qui a arbitré au cours de trois éditions de la CAN (1998, 2000 et 2002), a souligné que le pays organisateur “a eu recours à des méthodes et des pratiques illicites, et exploité l’instance continentale du football pour tenter de remporter le titre, même en piétinant les règles et l’éthique”.

Il a considéré que ce qui s’est passé est un “scandale ” qui a totalement “dénaturé le caractère sportif du tournoi, le transformant en foire d’empoigne et en compétition dirigée par des considérations opportunistes et des ambitions illégitimes, faisant ressembler cette édition 2025 en comédie de théâtre, loin de l’esprit de loyale compétition “.

Pour cet ancien arbitre international, ces anomalies “ne sont pas limitées aux décisions arbitrales sur le rectangle vert, mais ont, également, concerné les aspects organisationnels et comportementaux. L’équipe algérienne ayant été soumise, avant et après le match contre le Nigeria, à des pressions et à des provocations, notamment par les atermoiements coupables ayant précédé la désignation des arbitres et la pression exercée sur la délégation algérienne par tous les moyens “.

L’édition de 2025 de la CAN demeurera “une tache honteuse et indélébile pour le pays organisateur “, selon M. Chadli qui a souligné que l’histoire retiendra que cette édition n’était rien d’autre qu’une “pièce de théâtre bien orchestrée visant à ouvrir la voie à l’attribution du titre, quels que soient les moyens, au pays hôte “.

De son côté, l’ancien referee international, Djamel-Eddine Benchaâ, qui a obtenu le badge de la FIFA 1999, et qui a dirigé plusieurs rencontres internationales, estime que la CAN 2025 a “mis au jour des erreurs graves dans l’arbitrage “, ainsi que des “manipulations flagrantes dans la désignation des arbitres comme l’ont prouvé des nominations de certains directeurs de jeu avant qu’ils ne soient remplacés sans que les raisons n’en soient fournies “.

Cela constitue, selon lui, un “indicateur édifiant et dangereux ” des “pratiques malsaines et des manipulations éhontées fomentées par le pays organisateur de cette CAN “.

M. Benchaâ, actuellement superviseur des arbitres au sein de la Commission fédérale d’arbitrage (CFA) en Algérie, a ajouté que des “erreurs d’arbitrage graves ” ont touché plusieurs équipes, y compris l’équipe nationale algérienne qui a été privée, selon lui, de deux penalties évidents face au Nigeria, sans que la technologie de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) n’intervienne, considérant que ces pratiques ont “nui à l’image du football africain et ont eu un impact négatif sur sa crédibilité”.

Pour sa part, Salim Oussaci, ancien arbitre international, a considéré que cette édition a été “marquée par des erreurs d’arbitrage ayant directement influé sur les résultats de nombreuses rencontres “, surtout, a-t-il souligné, que le pays organisateur a exercé un “contrôle strict sur les rouages de l’arbitrage, contrariant ainsi l’intégrité du jeu “, sans compter “l’impact déplorable sur la crédibilité de cette compétition, transformée en un conflit de coulisses”.

M. Oussaci a précisé que le manque d’intégrité observé au cours de cette édition a également concerné l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), soulignant que le pays organisateur a “énormément profité de la partialité de l’arbitrage en sa faveur, comme chacun a pu le constater lors de ses matchs contre les Comores, le Mali et le Cameroun “.

Selon lui, un “plan minutieux ” a été mis en place pour épuiser moralement les joueurs des équipes susceptibles de rivaliser avec le pays hôte, comme cela s’est produit lors du match Algérie-Nigéria qui avait l’arbitre sénégalais Issa Sy a “accompli une mission commandée consistant à frapper le moral des joueurs algériens en leur distribuant des cartons jaunes gratuits dès le coup d’envoi, les mettant ainsi sous une pression intense, et impactant négativement leur performance tout au long du match, comme convenu en coulisses “.

M. Oussaci a conclu en affirmant que le non-recours intentionnel à la technologie de la VAR pour revoir certaines actions litigieuses, allié à la “gratification ” des arbitres ayant fauté et qui ont été “remerciés” en se voyant désignés pour diriger d’autres matchs à fort enjeu, constitue un “dérapage dangereux qui a gravement compromis l’intégrité du jeu, imprimant à jamais une tâche de honte dans l’histoire du tournoi continental “.

R.S

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