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Arraisonnement du bateau humanitaire Madleen par l’entité sioniste : un acte de piraterie criminel

L’armée sioniste a arraisonné le bateau humanitaire Madleen à destination de Ghaza  a indiqué aujourd’hui lundi l’organisation Freedom Flotilla Coalition, qui a affrété le bateau.

L’organisation a affirmé sur Telegram, que l’équipage avait été “kidnappé par les forces sionistes”. Parti d’Italie le 1er juin pour “briser le blocus imposé par l’entité sioniste”, le voilier faisait route vers Ghaza après une escale en Egypte, en dépit de l’ordre donné par l’entité sioniste à son armée de l’empêcher de rallier le territoire palestinien.

Selon les derniers pointages à 22H00 GMT, il se trouvait à 31 milles nautiques (57 km) de Ghaza. La Coalition de la flottille pour la liberté, fondée en 2010, est un mouvement international de solidarité avec les Palestiniens, avec une dimension humanitaire et de plaidoyer politique contre le blocus de Ghaza.

A son bord 12 militants, le Madleen emporte des “jus de fruits, du lait, du riz, des conserves, des barres protéinées offerts par des centaines de citoyens de Catane”, a écrit le journaliste Andrea Legni, qui est monté à bord.

La Secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, a qualifié l’attaque israélienne contre le navire « Maddeline » de violation du droit international, appelant à la « libération immédiate et inconditionnelle » de son équipage.

Cela a été déclaré dans un communiqué de l’organisation publié lundi, réagissant à l’assaut israélien contre le navire « Maddeline » qui transportait de l’aide humanitaire à destination de la bande de Gaza, et à la détention des militants qui se trouvaient à bord.

Dans son communiqué, Callamard a déclaré :

« Par cet acte, Israël ignore une fois de plus ses obligations juridiques envers les civils de la bande de Gaza occupée, et manifeste un mépris choquant envers les décisions juridiquement contraignantes de la Cour internationale de justice. »

Elle a ajouté que les militants présents sur le navire étaient des civils et des défenseurs des droits humains, en mission humanitaire, et qu’ils devaient être libérés immédiatement et sans condition.

Callamard a également insisté sur la nécessité de protéger ces militants contre la torture et les autres formes de mauvais traitements jusqu’à leur libération.

Elle a souligné l’urgence pour la communauté internationale de prendre des mesures immédiates, faute de quoi elle risquerait de devenir complice des graves violations commises par Israël contre les droits des Palestiniens.

Elle a enfin averti que tant que les États du monde n’agiront pas concrètement pour mettre fin à leur « soutien tacite » à Israël, Tel-Aviv continuera de jouir d’une impunité totale pour tuer des Palestiniens.

Le Mouvement de résistance palestinien Hamas a qualifié d”acte de piraterie criminel”, l’attaque commise par les forces de l’occupation sioniste contre le bateau humanitaire pour Ghaza, Madleen, appelant la communauté internationale à prendre “des mesures urgentes” pour mettre fin au blocus sioniste étouffant imposé à l’enclave palestinienne.

Dans un communiqué, le mouvement a déclaré que “les forces navales (sionistes) avaient escorté le navire jusqu’au port d’Ashdod et arrêté les militants internationaux à bord”, soulignant que ces derniers effectuaient “une mission humanitaire visant à briser le siège de la bande de Ghaza et dénoncer le crime de famine massive” dans le territoire ravagé par une agression génocidaire sioniste depuis octobre 2023. Le Hamas a, en outre, estimé que cet acte “constitue une violation flagrante du droit international et une attaque contre des volontaires civils motivée par des motifs humanitaires”, selon le communiqué. Par ailleurs, le mouvement a salué la détermination des militants solidaires, qui appartiennent à diverses nationalités, et les a qualifiés d'”exemple de solidarité mondiale continue avec Ghaza”, soulignant que “la voix de l’humanité reste vivante face à l’occupation”. Le Hamas a appelé à “la libération immédiate des militants”, exhortant les Nations unies et les organisations internationales à “condamner ce crime” et à “prendre des mesures urgentes pour mettre fin au blocus imposé à Ghaza”. Et de conclure dans son communiqué: “L’interception de Madleen ne mettra pas fin à la vague croissante de solidarité avec Ghaza, mais elle aggravera l’isolement” de l’entité sioniste.

De son coté, le président du Conseil national palestinien, Rawhi Fattouh, a déclaré que l’attaque sioniste contre l’organisation Freedom Flotilla Coalition, qui a affrété le bateau humanitaire Madleen à destination de la bande de Ghaza, “n’est rien d’autre qu’un acte de piraterie organisé”.

 Fattouh a précisé, dans un communiqué publié lundi par l’agence de presse Wafa, que l’interception du navire avec à son bord 12 militants, dont l’activiste suédoise Greta Thunberg et l’interdiction de l’acheminement d’une aide symbolique à la population de l’enclave, confrontée à une guerre de génocide, “constituent un acte de piraterie organisé et une violation flagrante du droit international”. Le responsable palestinien a, en outre, souligné que “cette attaque criminelle contre un navire dont la mission était d’acheminer une aide humanitaire symbolique et de briser le blocus injuste imposé à la bande de Ghaza est une véritable agression et un nouveau crime qui s’ajoute au long bilan des violations commises par l’occupation”. Et de poursuivre: “Le blocus permanent conduit chaque jour à une véritable catastrophe humanitaire, tuant des dizaines d’enfants et de personnes âgées et aggravant les souffrances de plus de deux millions de personnes bloquées dans la bande de Ghaza depuis de nombreuses années”.

A cet effet, Fattouh a appelé toutes les personnes libres du monde, y compris les parlementaires, les intellectuels, les militants et les organisations humanitaires, à “agir immédiatement et efficacement pour briser le blocus injuste imposé à Ghaza, à faire entendre leur voix face à cette injustice prolongée et à agir dans les instances internationales pour demander des comptes à l’occupation pour ses crimes, notamment l’attaque contre Madleen et l’enlèvement illégal de ses passagers”. Il a également appelé la communauté internationale, les Nations unies et les organisations de défense des droits de l’homme à “assumer leurs responsabilités et à faire pression sur l’occupation pour qu’elle libère immédiatement les personnes enlevées qui militent en faveur de la liberté et de la justice…”.

R.I

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