Le compte officiel de Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a publié sur la plateforme X un message manuscrit, sans en préciser la date, au lendemain de l’annonce par Israël de son assassinat.
Dans cette lettre, Larijani rend hommage aux membres de la marine iranienne tués à bord de la frégate « Dana », affirmant qu’ils font partie des sacrifices du peuple iranien dans sa confrontation avec les puissances internationales. Il souligne que leur mémoire restera vivante dans le cœur des Iraniens et que leur martyre contribuera à renforcer les fondements de l’armée de la République islamique pour les années à venir.
Plus tôt, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, avait annoncé la mort de Larijani, affirmant qu’Israël avait « éliminé des dirigeants du régime iranien à Téhéran ». Il a ajouté que cette opération visait à « faire reculer l’Iran de plusieurs décennies ».
Le responsable israélien a également indiqué que les frappes contre les dirigeants iraniens se poursuivraient dans le cadre d’une stratégie de pression accrue sur Téhéran, en coordination avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, appelant à poursuivre la traque des responsables du régime iranien.
De leur côté, des médias iraniens ont démenti ces informations, niant l’assassinat d’Ali Larijani malgré les déclarations israéliennes évoquant une frappe à Téhéran.
Un autre haut responsable iranien ciblé
Par ailleurs, l’armée israélienne a annoncé avoir tué Gholam Reza Soleimani, ancien commandant de l’organisation Bassidj, lors d’une frappe ciblée sur la capitale iranienne.
Dans un communiqué, Israël affirme que les Bassidj, affiliés au Corps des gardiens de la révolution islamique, jouent un rôle clé dans la répression des mouvements de protestation en Iran, notamment dans le contexte actuel de tensions accrues.
Le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, a de son côté déclaré que les opérations militaires se poursuivent contre de multiples cibles en Iran, visant non seulement les capacités militaires et industrielles, mais également les responsables du Corps des gardiens de la révolution et des appareils sécuritaires du régime.
R.I
LA NATION Quotidien National D'information