L’Algérie a renouvelé son appui indéfectible à une sortie de crise politique en Libye, appelant à une transition menée exclusivement par les Libyens, sans ingérence extérieure.
C’est ce qu’a souligné l’ambassadeur Amar Benjamaâ, représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à l’évolution de la situation dans le pays voisin.
S’exprimant au nom du groupe “A3+” – qui regroupe l’Algérie, le Mozambique, la Sierra Leone et le Guyana – le diplomate a mis en garde contre l’incertitude persistante qui continue de planer sur l’avenir politique de la Libye, tout en reconnaissant l’apparition de signes encourageants en faveur d’un retour progressif à la stabilité.
Le représentant algérien a salué les progrès accomplis récemment par le Conseil présidentiel libyen et le Gouvernement d’union nationale, qui ont permis, selon lui, de désamorcer les tensions à Tripoli grâce à un accord décisif.
Cet accord, a-t-il expliqué, a permis de remettre sous le contrôle des institutions publiques plusieurs infrastructures stratégiques, tout en proscrivant toute militarisation dans les différentes régions du pays. Une avancée jugée essentielle pour restaurer l’autorité de l’État et instaurer un climat de stabilité durable.
L’ambassadeur Benjamaâ a insisté sur le fait que la direction du processus politique doit rester strictement entre les mains des Libyens, appelant la communauté internationale à respecter la souveraineté du peuple libyen. Il a souligné que ce principe doit constituer le fondement de toute feuille de route visant à unifier les institutions et à organiser des élections crédibles, transparentes et équitables.
Dans cette optique, le groupe A3+ s’est dit favorable à la réforme du secteur sécuritaire et au démantèlement des groupes armés illégaux, des étapes jugées incontournables pour bâtir des institutions fortes et unifiées.
Sur le plan économique, l’ambassadeur a exprimé sa préoccupation quant à la non-unification du budget national libyen, un facteur qui freine les efforts de réforme et de développement. Il a exhorté les différentes parties libyennes à mettre de côté leurs divergences pour faire prévaloir l’intérêt national et relancer le processus de reconstruction économique.
Enfin, Benjamaâ a salué la dynamique électorale en cours à l’échelle locale, se disant optimiste quant à la tenue de la deuxième phase des élections municipales dans 16 communes prévue le 18 octobre, suivie de la troisième phase le 20 octobre. Il a qualifié ces échéances de progrès concret dans l’ancrage du processus démocratique.
R.N
LA NATION Quotidien National D'information